27.08.2008
Festivals en danger.
En cet été 2008, « Météo un peu triste » ; mais « Carton des festivals » (Le Télégramme du 24 août)... Comme d’habitude, ceux-ci ont enchanté des milliers de spectateurs. Cette année encore, les festivals, par les spectacles de grande qualité qu’ils nous ont offerts, ont bien été les moteurs du tourisme breton ; ils ont attiré les foules, et ceci, malgré la baisse du pouvoir d’achat.
Mais, n’étant que très peu, ou pas du tout subventionnés, s’ils sont accessibles à la plupart des bourses, c’est parce qu’ils reposent essentiellement sur le bénévolat …
D’où la grande inquiétude, qui s’est exprimée au cours de toutes ces fêtes: inquiétude provoquée par l’avant projet d’une loi qui devrait être votée à la rentrée. Cette loi vise à encadrer les pratiques amateurs, ces dernières faisant « une concurrence déloyale » aux professionnels du spectacle. Pratiquement toute activité culturelle serait considérée comme une activité lucrative afférente au droit du travail : obligation d’établir un contrat de travail pour chaque amateur, limitation du recours à la publicité…
Cette loi dissuasive pour les pratiques amateurs mettrait donc en danger toutes les activités artistiques exercées par des bénévoles à titre de loisir…
Elle mettrait aussi en grande difficulté les associations de bénévoles qui, dans les cités, contribuent à la vie sociale, à l’éducation, à l’intégration des jeunes générations.
Mais la Bretagne et la culture bretonne sont particulièrement en ligne de mire. C’est pourquoi les associations culturelles bretonnes (environ 40 000 bénévoles) se mobilisent contre une telle loi, loi contraire à la déclaration de l’UNESCO pourtant ratifiée par la France sur les pratiques et les liens culturels qui « ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres ».
07:15 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, culture, festivals, pratiques amateurs, bénévolat
18.04.2008
Parler d'une même voix
« Nous ne comprenons pas que l’idée de rentabilité à tout prix passe avant les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité.
Nous, élus de la Communauté urbaine, demandons une véritable écoute du gouvernement pour que soient maintenus à l’hôpital Universitaire de Brest les services d’allogreffes et de neurochirurgie consacrés à l’enfance. »
Ce vœu, présenté en Conseil de Communauté urbaine, le vendredi 11 avril 2008 par le groupe des « Indépendants » dont je fais partie a été voté à l’unanimité par les élus, toutes sensibilités politiques confondues…
Nous nous réjouissons aujourd’hui que le dossier soit rouvert et, comme tous les brestois qui se sont mobilisés, nous attendons avec confiance la décision officielle qui tiendra compte des hommes et de la réalité régionale.
Si nous voulons être entendus au plus haut niveau de l'état, à nous, élus bretons, de continuer à parler d’une même voix !...
09:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, "les Indépendants", allogreffes, hôpital de la Cavale Blanche
10.04.2008
Action courageuse.
Thierry Merour et Jean Paul Hellequin ont entamé une grève de la faim. Ils avaient conscience, en prenant cette décision (et ils le disaient,) que leur action serait considérée comme « politiquement incorrecte »…
Mais, fallait-il se contenter de la levée de boucliers des brestois du mois d’octobre dernier contre une décision technocratique dont nous voyons maintenant qu’elle était déjà prise ? Les citoyens, les politiques pourtant unis dans les manifestations, n’ont obtenu aucun résultat ; un service hautement spécialisé de la Cavale Blanche et consacré à l’enfance devrait disparaître…
Alors, ce sont des voix individuelles qui s’élèvent.
Thierry témoigne sa reconnaissance au service de l’hôpital qui a sauvé sa fille et sa solidarité avec les parents eux aussi confrontés à cette terrible épreuve de voir leur enfant malade du cancer… Outre son engagement pour cette cause, on connaît Jean Paul par son combat pour la défense de la mer et des marins, de l’emploi à la pointe de Bretagne… Deux personnes responsables et sensées qui veulent être entendues et doivent être soutenues !
Leur combat courageux amène une réflexion de fond. Nous devons retrouver des valeurs qui semblent oubliées dans nombre de décisions prises au plus haut niveau de l’état : faire passer les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité avant celle de rentabilité à tout prix!...
Geneviève Henry
13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, santé, Jean Paul Hellequin, Thierry Merour, politique, allogreffes
03.04.2008
Lettre au Ministre de la santé
Cet après midi d’octobre 2007, devant la mairie, de nombreux brestois, des élus de toutes tendances, des représentants d’associations étaient là, unis pour dire leur refus que soient supprimées les activités d’allogreffes de moelle osseuse pour enfants leucémiques et de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital de la Cavale Blanche…
Lors de la manifestation, terriblement émouvants furent les témoignages des parents, certains accompagnés de leur enfant, qui vinrent raconter leur épreuve ; et aussi parler du dévouement et de la compétence dont fait preuve le personnel de ce service de l’hôpital de Brest…
Ces appels n’ont pas été entendus. La décision a été prise le 1er avril 2008 par Monsieur Antoine Perrin, directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de délocaliser les services des allogreffes et la neurochirurgie pédiatrique de Brest vers le centre de Rennes.
Cette décision est un mauvais coup pour ces parents déjà confrontés au drame de la maladie de leur enfant et qui devraient l’accompagner à Rennes ou Nantes; sachant que les traitements très lourds durent parfois plusieurs mois et que l’enfant a besoin de leur présence.
La suppression d'un tel service de proximité pour les enfants malades du cancer est humainement incompréhensible.
Nous demandons à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de ne pas entériner cette mesure non respectueuse des malades, des familles, et dénuée de toute logique économique
16:50 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, Roselyne Bachelot, allogreffes, hôpital de la Cavale Blanche
14.11.2007
Il faut regarder la réalité en face
Les statistiques ont prouvé que la population brestoise avait déjà perdu 4400 habitants entre 1999 et 2004.
Et maintenant, les chiffres de la dernière rentrée scolaire sont là, inquiétants, car symboliques de l’avenir de notre ville.
-En 2006, la baisse des effectifs fut de 155 enfants dans les maternelles brestoises publiques (un peu moins grande dans le privé).
-En 2007, cette baisse est de 185 enfants.
Les jeunes ménages actifs quittent Brest. C’est maintenant de nouvelles maisons de retraite plus que d’écoles maternelles dont nous aurons besoin.
Et, rappelons que c’est sur une hausse de 3500 ménages par an que la majorité de gauche s’est basée pour établir le PLU et sa politique de grands travaux ; et les lourds investissements, dont surtout le tram, ne peuvent évidemment se justifier que dans une perspective optimiste d’accroissement de la population.
Or, la classe moyenne choisit de quitter la ville (et même l'agglomération) malgré la promesse de ces nouveaux équipements... Conséquences:
-Notre ville vieillit…
-Notre ville s’appauvrit…
Ainsi le prouve la baisse du nombre de foyers fiscaux payant normalement la taxe d’habitation :
46% en 2004
36% en 2005
26 % en 2006
L’état compense en partie ce manque à gagner. Mais cela ne consolera pas vraiment les 26 % de contribuables brestois qui paient l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation ville, la part BMO toujours en hausse, comme la TOM, l’eau … sans oublier le versement transport des entreprises.
On ne voit d’ailleurs pas comment, dans ces conditions, les chefs d’entreprises créateurs d’emplois productifs seraient tentés de venir s’installer dans notre cité.
Or, l’emploi est en berne et c’est toute l’économie brestoise qui souffre. Devant la réalité des chiffres, c’est donc une bonne partie de la politique de la collectivité qui est à remettre en cause.
17:40 Publié dans Actualités , Economie , Emploi , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, économie, emploi, municipales, tram
07.10.2007
Solidarité avec JABIL
Avec calme mais détermination, les salariés de JABIL ont manifesté leur colère devant les licenciements qui se profilent … 230 au moins envisagés dans l’entreprise, bien plus si l’on compte les emplois induits. Et le risque est grand de voir à terme ce site fermé, comme cela a été le cas pour bien d’autres. JABIL est le troisième employeur privé de la région brestoise. C’est un nouveau mauvais coup pour Brest !
Brest qui attend toujours cette filière de déconstruction de vieux navires qu’elle était en droit d’espérer mais qui ne semble pas devoir se réaliser ici. Trop peu rentable évidemment ! Et le Clémenceau est toujours en rade, véritable symbole, témoin d’un passé industriel révolu ; la rouille poursuit son oeuvre ; les compétences disparaissent… Et la ville continue à perdre ses habitants.
Mais l’espoir existe.
L’espoir, c’est cette solidarité entre les salariés.
L’espoir, c’est cette mobilisation, comme hier; 2000, 3000 personnes sur la place de la Liberté, dans la rue à leurs côtés.
L’espoir, c’est la présence d’élus, toutes tendances politiques confondues, brestois, ou venant d’autres villes de la région, rappelant à certains la grande aventure du CELIB pour le développement de la Bretagne.
Contre les conséquences néfastes de la mondialisation et pour un développement raisonné, une seule solution, l’union des bonnes volontés en dehors de toute considération idéologique, la solidarité aux niveaux local et régional.
11:10 Publié dans Actualités , Aménagement du territoire , Economie , Emploi , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, CELIB, industrie, entreprise, développement
29.09.2007
Une mauvaise nouvelle pour les honnêtes gens.
Disparition programmée des commissariats de Saint-Marc et Saint Pierre… Une mauvaise nouvelle pour les honnêtes gens, une bonne pour les malfrats.
Nous apprenons que ces deux commissariats de quartier devraient disparaître à très court terme, que 45 postes seraient supprimés sur Brest, que la centralisation des appels se ferait à Quimper. Moyens humains en diminution, centre de décision éloigné… Est-ce une véritable économie ? Et, est-ce logique, quand on sait que 90% des délits commis dans le Finistère ont lieu à Brest ?
Le rôle positif de la police de proximité n’est plus à démontrer. Ici, au Guelmeur, on se rappelle encore qu’en 2003, seule une présence renforcée des services de sécurité avait permis de faire cesser incendies et vols qui semaient l’inquiétude dans la population…
La ville de Brest n’a sans doute pas les moyens de s’offrir une police municipale. Mais elle fait le nécessaire pour mettre des locaux à disposition. Ainsi, un espace neuf étaient prévu spécialement pour accueillir le commissariat de Saint Marc actuellement un peu à l’étroit rue de Verdun…
Alors, nous élus brestois, unis pour la sécurité de tous, nous devons demander que soit gardé au moins le même nombre de fonctionnaires de la police nationale, et que soient maintenus ces deux commissariats.
14:15 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sécurité, Brest, politique, police, commissariats
12.09.2007
Dans six mois les municipales
Plusieurs prises de positions dans les journaux locaux concernant les élections de mars 2008... Situation un peu floue pour le moment... Quant à moi, comme tous les brestois, je souhaite le meilleur pour ma ville.
En 2001, j’ai été élue conseillère municipale UDF au sein du groupe municipal d’opposition. Je reste UDF et attachée aux valeurs humanistes auxquelles j’adhère depuis 1989.
Ce que je veux, comme tous ceux qui souhaitent que les choses changent à Brest, c’est que se mette en place une stratégie gagnante pour la ville, mais en tenant compte des réalités.
C’est donc une bonne partie de la politique de la collectivité qui est à revoir, avant tout pour soutenir l’emploi et retenir la jeunesse.
Pour mettre en œuvre cette politique,
-Je crois à une large union des compétences en dépassant tous les clivages, dans l’esprit qui fut celui de François Bayrou.
-Je crois à une union de la droite et du centre ; tout le centre, dont mes amis du Modem …
11:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Brest, municipales
06.09.2007
Le tram, rien n'est joué
Mardi soir (4 septembre 2007), réunion plénière des conseillers de quartiers pour disserter encore une fois sur le tram!
Accessoirement, nous avons appris qu’une nouvelle dépense (une de plus) apparaissait indispensable : le remplacement de la travée mobile du pont…
Et, encore du temps perdu en perspective dans un semblant de concertation sur quelques détails du projet qui vont mobiliser les conseillers de quartier de septembre 2007 à juin 2008. Comme d’habitude, la démocratie n’y trouvera pas son compte, car ils n’auront même pas voix au chapitre sur la « réorganisation des lignes de bus et de la construction du futur réseau bus/tram » qui intéresserait ceux qui n’habitent pas sur le trajet du tram (c’est-à-dire la majorité)…
Mais nouvelle importante : l’enquête publique n’aura lieu qu’en novembre 2008, cela nous a été confirmé lors de cette réunion. Rien n’est donc irrémédiable. Les brestois savent désormais qu’ils peuvent changer le cours des événements et annuler ce projet.
Heureusement ! Car les perspectives ne sont pas roses pour Brest. Aujourd’hui, les chiffres de la rentrée scolaire sont là, inquiétants, car symboliques de l’avenir de notre ville.
-En 2006, la baisse des effectifs fut de 155 enfants dans les maternelles brestoises publiques (un peu moins grande dans le privé).
-En 2007, cette baisse est de 185 enfants.
Cette rentrée met donc encore une fois en lumière cette réalité : les jeunes ménages actifs avec enfants quittent Brest. Aucune anticipation des responsables politiques qui semblent pris au dépourvu : des locaux, hier encore établissements scolaires sont maintenant vides ; on ne leur a pas trouvé d’affectation précise. Exemples : Pen Ar créac’h, le Guelmeur (maternelle qui avait été rénovée récemment, et que la ville n’a pas cherché à maintenir ouverte)… Mais, c’est vrai ; ce n’est plus d’écoles nouvelles dont nous avons besoin, mais de maisons de retraite, puisque la population brestoise vieillit irrémédiablement.
Rappelons encore une fois que la majorité de gauche avait tablé sur une hausse de 3500 ménages de plus par an pour établir le Plu. Au contraire, la ville a déjà perdu 4400 habitants entre 1999 et 2004, ainsi que l’ont montré les statistiques de l’Insee. Et, ça continue comme nous le constatons aujourd’hui encore.
Les lourds investissements, dont surtout le tram, ne peuvent se justifier que dans une perspective optimiste d’accroissement de la population. C’est donc une bonne partie de la politique de la collectivité qui est à remettre en cause, avant tout pour soutenir l’emploi.
08:45 Publié dans Actualités , Aménagement du territoire , Environnement , Patrimoine , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, tram, ecoles, baisse de population, politique
12.07.2007
Ensemble, portons le TGV breton
Il y a quelques jours, nous avons appris avec beaucoup de déception que le train pendulaire breton est sérieusement compromis… Brest et Quimper à 3 heures de Paris, cela risque de ne pas être pour demain.
Notre région a des atouts considérables. Elle attire beaucoup les retraités, mais elle ne pourra pas retenir la jeunesse si les créateurs d’emplois hésitent à s’y installer du fait de sa situation excentrée.
Pour les entreprises, l’attractivité de notre pointe de Bretagne passe impérativement par des transports dignes de notre 21ème siècle, entre la capitale, Rennes, Brest, Quimper; mais pas par le circuit de 12 kilomètres du petit train électrique promis…
Le petit train (ou tram)… Parlons-en! Il était à l’ordre du jour de plusieurs délibérations du dernier bureau de Communauté rajoutant encore un peu plus à son coût :
-accord cadre pour des outils de communication… Dépenses : jusqu’à 3 millions d’euros (HT) ;
-l’assistance juridique… Dépenses : jusqu’à 350 000 euros (HT) ;
-lancement d’une consultation ayant pour objet la maîtrise d’œuvre du pont de Recouvrance. Comment faire passer le petit train sur ce vieux pont? (On nous avait pourtant dit que ce pont ne posait aucun problème!)…. Montant des travaux, objet de la maîtrise d’œuvre : 10 Millions d’euros (HT) ;
-Et, ironie, la 3ème délibération : « développement du pôle multimodal et l’aménagement urbain du quartier de la gare de Brest »…« dans le cadre d’une démarche partenariale de réflexion sur le site de la gare de Brest, à l’occasion des projets tramway et Bretagne à grande vitesse »… Coïncidence bizarre, mais qui devrait nous interpeller.
Quelle est donc la priorité pour notre ville? Dépenser (égoïstement) plus de 300 millions d’euros pour un tram soit disant écologique (mais surtout idéologique) sur un tracé contestable de 12 kilomètres, ou apporter cette contribution au TGV breton et participer ainsi au développement de la pointe de Bretagne ?
Pour les brestois, il n’y a pas photo ! Bien entendu, des partenariats devront être trouvés avec l’état ; on peut penser que des banques bretonnes n’hésiteront pas à nous accompagner sur ce projet…La proposition a d’ailleurs été faite par une banque finistérienne il y a quelques mois. Il faut maintenant agir vite.
Ensemble et avec détermination, ayons la démarche des hommes du « Comité d’Etude et de Liaison des Intérêts Bretons » (plus connu sous le sigle CELIB) qui, dans les années soixante, ont impulsé une dynamique forte pour le développement de la Bretagne, la désenclaver et la conduire à la modernité …
18:45 Publié dans Actualités , Aménagement du territoire , Economie , Emploi , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TGV, Brest, Bretagne, Tram, politique, CELIB







