04.08.2008
Pour une union centriste dans l’ouest breton.
Un grand nombre d’entre nous, centristes, ont milité à l’UDF ou dans des partis proches de cette formation politique. Beaucoup sont toujours membres de l’UDF; d’autres, suivant leur sensibilité, ont adhéré à l’UMP, au Nouveau Centre, au MODEM … Certains, déçus, ont renoncé à toute étiquette politique. Le message est brouillé.
Le Centre est en passe de se dissoudre et la vie politique risque d’être ramenée à une simple bipolarisation; ce qui n'est pas véritablement démocratique.
Nous refusons cet état de fait. Comme Jean Arthuis, nous souhaitons que le Centre redevienne audible, lisible, crédible. Mais, pour que la famille centriste retrouve sa place et soit indépendante, ses membres doivent se rassembler; ce qui n’exclut pas de nouer, dans la clarté, des alliances autour d’un projet de société et d’une vision partagée.
Evidemment, la démarche n’aura de sens et ne recueillera l’adhésion des citoyens que si elle part de la base. Dans cet état d’esprit, des associations d’Union centriste se sont créées en Mayenne, en Seine Maritime, en Loire Atlantique.
L’ouest breton est une terre de tradition centriste ; et nous sommes nombreux à refuser que notre courant de pensée soit laissé en jachère.
Ici aussi, il faut donc que se retrouvent réunis à nouveau
-tous ceux qui, adhérant ou non à un parti politique, sont attachés aux valeurs humanistes, sociales, européennes,
-tous ceux qui pensent que la décentralisation et la préservation de l’identité régionale sont des facteurs essentiels de développement.
Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire brestoise UDF
11:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, UDF, Centristes, Jean Arthuis, UMP, Nouveau Centre
03.06.2008
Rassembler les centristes
Besoin de réformes, besoin d’action : Rassembler les centristes
Centristes de cœur et de conviction, attachés aux valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes, nous avons l’ambition de rassembler les membres de notre famille politique aujourd’hui éclatée. Nous militons pour un Centre indépendant, suffisamment fort pour nouer et assumer ses alliances dans la clarté, en accord avec notre vision du monde en devenir et de la place faite à chaque homme dans notre projet de société.
Nos racines sont diverses : héritiers de la démocratie chrétienne pour les uns, issus du radicalisme et de la pensée libérale pour les autres, animés par un esprit de tolérance et d’engagement bénévole pour nombre d’acteurs locaux restés en marge des partis traditionnels.
Nous avions fait de l’UDF notre maison commune et notre référence identitaire dans le paysage politique français. Nous savons que notre attente de destin politique collectif est largement partagée.
L’heure est venue de nous ré-identifier au travers d’une vision, d’un projet et de propositions crédibles, cohérentes et responsables. Sans attendre les échéances électorales prochaines, nous revendiquons un devoir d’action et d’efficacité au service de la France et des Français.
L’essentiel est de nous retrouver, de nous organiser en fixant les grandes lignes d’une gouvernance mobilisatrice. Nous voulons jeter les bases d’un rassemblement, dont la forme reste à définir, et où tous les centristes trouveront leur place.
Les Sénateurs Union centriste-UDF : Nicolas ABOUT, Jean ARTHUIS, Claude BIWER, Jean BOYER, Marcel DENEUX, Yves DETRAIGNE, Muguette DINI, Françoise FERAT, Christian GAUDIN, Adrien GIRAUD, Jo KERGUERIS, Jean-Claude MERCERON, Catherine MORIN-DESAILLY, Philippe NOGRIX, Anne-Marie PAYET, André VALLET, François ZOCCHETTO
Le député UDF : Thierry BENOIT
Le député européen UDF-MODEM : Thierry CORNILLET
Les députés européens ACDE-Avenir Démocrate : Jean-Marie CAVADA, Claire GI-BAUD, Jannely FOURTOU
09:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, UDF, Centristes, Jean Arthuis
11.12.2007
Droit d'inventaire à Brest
En cette fin des réunions publiques sur l’action de la municipalité sortante, chacun de nous a le « droit d’inventaire »; et il y a loin entre les promesses de 2001 et leur mise en pratique.
Qu’en est-il de l’emploi ? L’attente d’emplois nouveaux, problème pourtant qualifié en 2001 de « combat majeur » n’est pas satisfaite, loin de là. En effet, les services à la personne se développent, en particulier à cause du vieillissement de la population, mais l’emploi industriel décline à Brest… Dans notre Métropole (Océane), la navale perd des compétences… La plupart des jeunes diplômés s’exilent car ils ne trouvent pas ici le travail correspondant à leur formation.
Dans la « stratégie de territoire » de Brest, la dimension festive ne passerait-elle pas avant l’emploi ? Le Clemenceau sera dégagé avant Brest 2008 comme l’avait exigé le Maire; et avec cette coque, c’est la perte assurée de l’éventuelle filière européenne de démantèlement de vieux navires…
C’est un raté dans « la stratégie de territoire » que doit impulser la ville avec les acteurs économiques … Une « stratégie de territoire » qui n’a pas anticipé non plus dans un domaine pourtant essentiel au développement : celui de la fourniture d’énergie…
Et la fiscalité, est-elle vraiment maîtrisée ?… Si les impôts de la ville restent maintenant à peu près stables, les brestois subissent la forte augmentation de ceux de BMO, de la taxe sur les ordures ménagères, de l’eau…
Cette fiscalité ajoutée au prix de l’immobilier, on comprend que la population diminue; les jeunes couples fuient vers la périphérie. Mais le nombre de logements sociaux devra encore s’accroître, car Il y a de plus en plus de personnes en difficultés à Brest…De plus en plus de personnes âgées aussi ; et il est urgent d’envisager pour elles de nouvelles structures.
Des transports respectant l’environnement ? Oui, bien sûr. Mais que l’on ne nous dise plus à nous Brestois ou habitants des autres communes de BMO (qui rembourserons demain les emprunts), aux entreprises que l’on veut attirer (et qui devront payer le versement transport), que le remède absolu contre le déclin arrive ; le tram ne résoudra pas les problèmes, mais il obèrera les investissements productifs de la collectivité pour des décennies.
Le développement durable, n’est-ce pas avant tout le respect des individus, l’adaptation aux moyens dont nous disposons, le réalisme, tout simplement ?
Geneviève Henry, Conseillère municipale et communautaire UDF
Yannick Marzin, Conseiller municipal et communautaire indépendant
Fortuné Pellicano, Conseiller municipal et communautaire « Brest Majorité Présidentielle »
14:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, UDF, municipales, alternance, Pellicano, Marzin
24.11.2007
Une liste pour Brest demain
Politiquement, nous assistons au rassemblement des compétences. Même si certains, par esprit chagrin, contestent cette réalité, l’exemple vient du gouvernement qui, en faisant appel à des personnalités reconnues et de toutes sensibilités politiques, gomme le clivage droite gauche, réduisant ainsi la portée des idéologies.
Mais à Brest l’équipe de gauche tient les rênes depuis 18 ans, avec toujours pour principale philosophie « tout attendre de l’état ». Dans le cadre du développement européen, notre cité ne devrait-elle pas au contraire tirer profit de la décentralisation pour affirmer sa vocation maritime au centre du grand arc atlantique ?
Bien qu’entretenant les habitants de « Brest Métropole Océane » dans des illusions de grandeur, la majorité actuelle n’est pas en mesure de les rassurer sur l’avenir, car la ville s’appauvrit et vieillit, se vide de ses habitants et pâtit d’un manque d’engagement fort en faveur des entreprises et de l’emploi.
Pour renverser la tendance au déclin de notre cité, l’alternance est indispensable. Brest doit retrouver dans ses élus les valeurs centristes qui furent traditionnellement les siennes pendant des années.
L’équipe municipale issue des urnes en mars prochain devra renouveler pour notre ville l’aventure du Celib qui, dans les années 60-70, (associant politiques, acteurs du monde économique, culturel, unis par une volonté forte et leur identité bretonne) permit le décollement de la région.
Je souhaite faire partie de cette nouvelle équipe avec ceux qui, au sein de la liste conduite par Yannick Marzin ont oeuvré et oeuvrent encore pour Brest, avec réalisme et sans esprit partisan.
Depuis plus de 6 ans, en élue de proximité, je me suis impliquée sur le secteur de Saint Marc où j’habite depuis toujours. Je me suis investie sur les questions qui concernent la vie de tous les jours : l’enfance, les personnes âgées, l’action sociale en général; mais aussi dans d’autres domaines qui nous préoccupent tous: la sécurité, l’énergie, les transports...
J’ai réalisé combien était complexe la gestion d’une collectivité telle que Brest. L’équipe nouvelle doit être menée par un élu d’expérience. J’ai donc rejoint la liste conduite par Fortuné Pellicano, homme de contacts, un brestois connaissant bien la ville, animé de la volonté d’agir dans un large esprit d’ouverture.
09:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, UDF, municipales, alternance, Celib, Pellicano
24.06.2007
L'imposture
L’imposture
Nous y avions presque cru…Une femme allait peut-être devenir présidente : une véritable révolution dans notre pays où, malgré la loi sur la « parité », les moeurs politiques sont encore bien machistes… Une femme, une mère de famille qui apporterait un peu de douceur, du bon sens aussi ! Elle pouvait même, pourquoi pas, faire cette union entre les hommes de bonne volonté que les français appellent de leurs voeux…
Nous, les femmes, avons rêvé un peu, mais pas longtemps. La « madone » a utilisé son physique pour capter l’attention des medias, séduire les foules; mais elle s’est révélée sectaire, dure, guidée par une ambition excessivement forte. Elle n’a reculé devant aucun moyen pour parvenir au pouvoir. La mauvaise foi a été son credo.
Nous en avons la preuve à travers les révélations qu’elle nous fait elle-même maintenant, pour se dédouaner de ses promesses mensongères en rejetant la responsabilité sur son propre parti. Il s’agissait de mesures démagogiques certes, mais des mesures-phares... Une véritable imposture qui lui a donné un pourcentage important de suffrages. Le SMIC brut à 1500 euros, la généralisation des 35 heures étaient des mesures «pas du tout crédibles » dit-elle; mais qu’elle a dû « reprendre dans son pacte présidentiel», car « elles étaient dans le projet des socialistes »…
Elle avait alors besoin de leur soutien ; ce qui n’est plus le cas maintenant. Elle doit se démarquer. De même qu’elle peut rejeter son compagnon, père de ses 4 enfants et espérer prendre la direction du parti dont il est encore le président…
Cette personne qui a failli devenir présidente des français par une campagne basée sur des mensonges a porté un mauvais coup à la cause féminine. Mais elle n’est pas du tout représentative de la majorité des femmes.
Les personnalités féminines sincères, solides, de toutes sensibilités dont s’est entouré le Président de la République devraient corriger cette piètre image.
Geneviève Henry
12:15 Publié dans Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Brest, UDF, politique, Royal, famille, 35 heures, parité
09.05.2007
Le choix de demain
Nous nous sommes retrouvés au deuxième tour de l’élection présidentielle devant le choix traditionnel : droite ou gauche. Mais c’était un choix démocratique ! Il faut accepter le résultat des urnes.
Mais, pour autant, nous ne pouvons pas rester dans le même schéma binaire, comme si rien ne s’était passé. N’oublions pas que presque 20% d’entre nous ont voté pour François Bayrou au premier tour, exprimant ainsi le souhait que les gens qui refusent les idéologies se retrouvent; donc, une autre façon de concevoir la politique… En somme, ils veulent une société apaisée, concentrée sur les vrais problèmes qui nous concernent tous.
Il n’est pas question de "PACS" avec la droite ou la gauche… A nous d’adhérer à cet élan centriste sans pour autant qu’il soit nécessaire de renier totalement nos sensibilités politiques… Les élections législatives toutes proches devraient être l’occasion de réaffirmer notre attachement aux valeurs démocratiques.
Mais surtout, les prochaines élections municipales seront l’occasion d’agir pour que cet essai (malheureusement non transformé) de l’élection présidentielle devienne réalité au niveau des communes.
A Brest, le centre a représenté 21% des suffrages. Que cet élan permette de réunir des démocrates, des gens compétents et de bonne volonté qui oeuvreront pour notre cité, sans à priori partisan…
14:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, UDF, elections municipales
12.04.2007
Un patrimoine ignoré
La villa Mathon, où logea l’architecte chargé de la reconstruction de Brest après la guerre est située rue Poullic Al Lor, et elle est classée monument historique… Mais, en contrebas, totalement ignoré de la plupart des brestois on trouve un véritable site archéologique qui fut manifestement un village industriel du 17ème siècle.
Un four à chaux en parfait état est accessible ; on devine qu’il en existait plusieurs autres au pied de magnifiques murailles très hautes, elles aussi en très bon état malgré une végétation envahissante. Des arbres sont accrochés sur les terrasses ; du lierre s’enroule autour de porches en granite de Kersanton. Un filet d’eau s’écoule d’ une fontaine, ou plutôt d’une aiguade où s’alimentaient probablement en eau douce les navires amarrés en bas, à Porstrein. Sur le mur bétonné d’une construction en ruines on découvre des « corbeaux » caractéristiques de l’architecture Vauban… Des gravats de toutes sortes encombrent les lieux laissés à l’abandon depuis très longtemps, et ignorés, car il s’agissait d’une propriété privée.
Ce vaste espace bénéficie d’une vue superbe sur le port et il a été acheté par un promoteur. Des immeubles doivent y être construits. Il est normal de remettre en état cet endroit et de le rendre accessible aux brestois, à condition de préserver ces vestiges. Des recherches doivent être faites avant de construire quoi que ce soit et surtout avant la moindre destruction. Les restes des remparts ont été mis en valeur lors de la restructuration de la place de la Liberté ; ici aussi on doit faire preuve de respect devant ce témoignage de notre passé…
Geneviève Henry
00:20 Publié dans Environnement , Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrimoine, brest, passé, four à chaux, aiguade, vauban, udf
10.04.2007
L'Abri Sadi Carnot;
Envisager l'avenir sans oublier le passé
Les abords de l'abri Sadi Carnot sont bien négligés par la ville... Rien n'est fait pour signaler au public ce lieu si symbolique du passé dramatique de Brest...
Depuis plusieurs années, les visites y sont organisées et commentées par les membres d’une association qui ont vu passer plus de 13000 personnes, 150 classes en 5 ans … Mais ces bénévoles, malgré toute leur bonne volonté vieillissent et ils trouvent la charge lourde à porter. Ils voudraient passer le relais.
Plusieurs centaines de victimes civiles ont trouvé la mort dans cet abri… Mais toutes ne sont pas citées sur la plaque commémorative. Une famille brestoise a perdu 10 de ses membres dans ce lieu ; seuls trois d’entre eux ont leur nom sur la plaque. Ce qui passe pour une non reconnaissance est comme une souffrance pour les descendants.
Du côté allemand, Il y avait là des soldats, des hommes qui n’étaient pas des fanatiques meurtriers… Pour les répertorier, rien n’a été fait.
C’est un peu comme si le travail de deuil n’avait jamais vraiment été entrepris. A l’heure de l’Europe, retrouver tous les noms des victimes serait perçu comme un message de réconciliation ; mais le travail de recherche par des historiens est urgent, car malheureusement, les témoins disparaissent petit à petit.
Cet abri n’est pas un banal tunnel. Il fait partie de notre patrimoine. Il devrait devenir une véritable annexe au musée où serait gardé le souvenir du vieux Brest. Et il est temps, plus de 60 années après la guerre, que les politiques de notre ville s’impliquent enfin pour en faire un lieu de mémoire et de réflexion sur la construction de la paix.
Geneviève Henry, conseillère municipale UDF
19:50 Publié dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, Conseil municipal, UDF
31.03.2007
Nous voulons le meilleur pour nos tout petits.
« Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui feront les hommes de demain », a-t-on dit lors du débat sur la petite enfance organisé par la Ligue de l’enseignement et la FSU. Répondre aux besoins en ce domaine est bien «une exigence démocratique et sociale », et « les conditions d’accueil doivent être une priorité nationale». Personne ne le contestera
Nous voulons le meilleur pour nos tout petits. C’est donc ensemble qu’il faut travailler pour préserver, pour améliorer encore l’accueil dans ces écoles maternelles que beaucoup de pays européens nous envient. Et nous pouvons oeuvrer à tous les niveaux : les parents qui doivent être écoutés, particulièrement quand ils montrent leur volonté de participer à la vie de l’école ; les communes, puisque les locaux sont gérés par elles et qu’elles ont l’obligation d’inscrire et d’accueillir au mieux les enfants …
Oui, c’est bien la commune qui doit avant tout défendre ses écoles. Il y a en ce moment dans le centre Finistère une forte mobilisation pour maintenir le meilleur service… Par des motions dans les conseils d’école, par des vœux dans les conseils municipaux …
Mais, l’accueil des 2 -3 ans fait débat. Il en a été question lors de cette réunion à laquelle participaient des représentants de parents d’élèves, des acteurs du monde enseignant, une psychologue, une psychanalyste, une inspectrice de l’Education nationale, l’adjoint à la petite enfance de notre ville… enfin, beaucoup de personnes très qualifiées pour parler des tous petits, de leur évolution, de leurs besoins…
Et, sur cette scolarisation précoce, les avis sont très divers ; la question n’a pas de réponse tranchée. Les petits ont particulièrement besoin de leurs parents, ou tout au moins d’une présence maternante ; et l’enseignant ne peut pas leur accorder l’attention nécessaire dans une classe de 30 élèves… Mais dans la plupart des cas, la scolarisation des enfants de 2-3 ans est épanouissante. Donc, il faut absolument maintenir la possibilité d’accueil par l’école à cet age, selon la volonté des parents et le degré d’autonomie de l’enfant.
Une maternelle coûte cher…? A Brest, nous avons les moyens de construire un tramway, nous devons être capables de maintenir nos écoles maternelles… . La volonté de faire des économies ne doit pas primer sur l’intérêt des enfants et de leurs parents. Et, ce n’est pas bon pour une ville qui vieillit et se dépeuple.
L’inspection académique se basant sur des estimations erronées (35 élèves) a donc décidé la suppression d’un des postes de la maternelle du Guelmeur. D’où la décision de la mairie de fermer cette maternelle.
On peut raisonnablement penser que l’inspection académique, constatant la sous estimation du nombre d’enfants (les inscrits étant plus de 50 ) reviendra sur la suppression de ce poste, et que du coup la ville de Brest maintiendra 2 classes. Car on constate une reprise de la natalité... Cette école qu’on fermerait aujourd’hui, il faudrait la rouvrir demain … Et que ferait-on de ces locaux qui ont été rénovés récemment?
Mais, c’est vrai, 2 classes, c’est peu ; et l’idéal est d’y créer une classe passerelle, transition entre la crèche et la maternelle avec des effectifs très limités … D’autant plus qu’à Brest, il y a un manque de places en crèches. A Saint-Marc, 40 enfants sont en attente pour la crèche « Graines de soleil » ; et il est difficile de trouver des assistantes maternelles. Les parents qui travaillent ont donc bien du mal à faire garder leurs enfants. Si l’école du Guelmeur est supprimée, c’est l’accueil des 2-3 ans qui en pâtira, car ces enfants risquent d’être refusés au Forestou dont les classes dépasseront alors les 30 élèves … Le nombre de demandes en crèche augmentera encore. Et la ville aura en quelque sorte participé à la suppression de l’accueil des 2-3 ans à l’école.
Conscients du problème, les parents se sont donc mobilisés pour défendre cette structure, allant ainsi dans le sens du contrat éducatif local dont le maître mot est la proximité. Les parents sont prêts à participer à des réflexions avec les opérateurs de terrain pour créer en ces lieux une dynamique pour la petite enfance, et participer à la mise en place d’actions innovantes … On veut croire qu’ils seront entendus.
Conseil municipal du 30 mars 2007
10:35 Publié dans Associations , Enseignement , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Brest, enfance, école, maternelle, enseignement
14.03.2007
Une école maternelle qui disparaît...
Les jeunes ménages choisissant de plus en plus de quitter notre ville, le nombre d’enfants scolarisés est évidemment en baisse. La tentation de la municipalité est alors de fermer les écoles « non rentables ». Ce qui ne peut qu’augmenter le nombre de départs vers les communes périphériques…Un cercle vicieux car notre ville vieillit…
La maternelle du Guelmeur est particulièrement menacée … La décision de l’Inspection académique d’y supprimer un poste n’est pas justifiée, car le nombre d’enfants susceptibles d’être inscrits permet largement le maintien des 2 classes. De plus la reprise de la natalité laisse prévoir des besoins nouveaux pour les années à venir. Pourtant la mairie de Brest, sans concertation, a décidé de fermer à la rentrée prochaine cette petite école située dans un quartier que l’on peut qualifier de sensible… On comprend la forte mobilisation de l’association « Atout cœur » regroupant des parents, des voisins, des gens touchés par cette décision. D’autant plus que l’association « Gros galets, petits cailloux » accueille aussi en ses murs les petits enfants du quartier et leurs parents, un service très apprécié…
Mais, ces locaux ont été rénovés récemment. Des classes y sont disponibles. Il ne faut pas supprimer l’école mais y attirer plus d’enfants … Ainsi, la classe passerelle prévue depuis un certain temps (mais non encore finalisée) dans le cadre du projet éducatif local y trouvera tout à fait sa place.
Et à l’heure où beaucoup d’efforts sont déployés pour le sauvetage de la langue bretonne, pourquoi ne pas créer là une ou des classes bilingues qui ne sont pas soumises à la carte scolaire, et pour lesquelles il y a une forte demande? Cette initiative serait une bonne occasion pour notre ville de prouver sa volonté de sauver le breton.
Quoi qu’il en soit, cette petite structure de proximité doit être maintenue, car elle joue un rôle important non seulement pour les tout petits et leurs parents, mais aussi pour la vie du quartier. Car une école qui disparaît, c’est un quartier qui meurt un peu …
14:40 Publié dans Enseignement , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, Conseil municipal, UDF, Bretagne







