02.10.2008

Au nom de l’Art, peut-on tout se permettre?

Au nom de l’Art, peut-on tout se permettre? Les propos scatologiques doivent-ils être considérés comme nobles si un « Artiste » a décidé qu’il en était ainsi ; et peut-on admettre des insanités, des attaques contre les personnes sous prétexte qu’il s’agit d’œuvre d’ « Artiste »?

La conseillère générale brestoise Gaelle Abily défend avec conviction l’exposition d’ art de Tania Mouraud, (artiste reconnue, dit-elle … mais « politique »). Ce statut d’ « Artiste reconnue » avec un engagement politique évident donne-t-il le droit de reproduire tout ce que certains appellent art de la rue, le meilleur comme le pire?…

Gaelle Abily aurait-elle eu la même indulgence, n’aurait-elle pas eu « une réaction de premier rang », aurait-elle su « prendre du recul », si les attaques de bas étage ainsi étalées avaient concerné des personnalités, des membres de son propre parti?

Passerelle sélectionne toujours ses exposants. On peut se demander sur quels critères quand on voit l’exposition actuelle qui pose tout de même problème.

Ce centre d’art contemporain est subventionné par BMO, donc par le contribuable (202 000 euros pour 2008, 164 000 euros en 2007).

Sans pour autant faire œuvre de censeur, la collectivité ne doit-elle pas avoir son mot à dire pour éviter de tels dérapages ?

27.08.2008

Festivals en danger.

En cet été 2008, « Météo un peu triste » ; mais « Carton des festivals » (Le Télégramme du 24 août)... Comme d’habitude, ceux-ci ont enchanté des milliers de spectateurs. Cette année encore, les festivals, par les spectacles de grande qualité qu’ils nous ont offerts, ont bien été les moteurs du tourisme breton ; ils ont attiré les foules, et ceci, malgré la baisse du pouvoir d’achat.

Mais, n’étant que très peu, ou pas du tout subventionnés, s’ils sont accessibles à la plupart des bourses, c’est parce qu’ils reposent essentiellement sur le bénévolat …

D’où la grande inquiétude, qui s’est exprimée au cours de toutes ces fêtes: inquiétude provoquée par l’avant projet d’une loi qui devrait être votée à la rentrée. Cette loi vise à encadrer les pratiques amateurs, ces dernières faisant « une concurrence déloyale » aux professionnels du spectacle. Pratiquement toute activité culturelle serait considérée comme une activité lucrative afférente au droit du travail : obligation d’établir un contrat de travail pour chaque amateur, limitation du recours à la publicité…

Cette loi dissuasive pour les pratiques amateurs mettrait donc en danger toutes les activités artistiques exercées par des bénévoles à titre de loisir…

Elle mettrait aussi en grande difficulté les associations de bénévoles qui, dans les cités, contribuent à la vie sociale, à l’éducation, à l’intégration des jeunes générations.


Mais la Bretagne et la culture bretonne sont particulièrement en ligne de mire. C’est pourquoi les associations culturelles bretonnes (environ 40 000 bénévoles) se mobilisent contre une telle loi, loi contraire à la déclaration de l’UNESCO pourtant ratifiée par la France sur les pratiques et les liens culturels qui « ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres ».

04.08.2008

Pour une union centriste dans l’ouest breton.

Un grand nombre d’entre nous, centristes, ont milité à l’UDF ou dans des partis proches de cette formation politique. Beaucoup sont toujours membres de l’UDF; d’autres, suivant leur sensibilité, ont adhéré à l’UMP, au Nouveau Centre, au MODEM … Certains, déçus, ont renoncé à toute étiquette politique. Le message est brouillé.

Le Centre est en passe de se dissoudre et la vie politique risque d’être ramenée à une simple bipolarisation; ce qui n'est pas véritablement démocratique.

Nous refusons cet état de fait. Comme Jean Arthuis, nous souhaitons que le Centre redevienne audible, lisible, crédible. Mais, pour que la famille centriste retrouve sa place et soit indépendante, ses membres doivent se rassembler; ce qui n’exclut pas de nouer, dans la clarté, des alliances autour d’un projet de société et d’une vision partagée.

Evidemment, la démarche n’aura de sens et ne recueillera l’adhésion des citoyens que si elle part de la base. Dans cet état d’esprit, des associations d’Union centriste se sont créées en Mayenne, en Seine Maritime, en Loire Atlantique.

L’ouest breton est une terre de tradition centriste ; et nous sommes nombreux à refuser que notre courant de pensée soit laissé en jachère.

Ici aussi, il faut donc que se retrouvent réunis à nouveau
-tous ceux qui, adhérant ou non à un parti politique, sont attachés aux valeurs humanistes, sociales, européennes,
-tous ceux qui pensent que la décentralisation et la préservation de l’identité régionale sont des facteurs essentiels de développement.


Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire brestoise UDF

03.06.2008

Rassembler les centristes

Besoin de réformes, besoin d’action : Rassembler les centristes



Centristes de cœur et de conviction, attachés aux valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes, nous avons l’ambition de rassembler les membres de notre famille politique aujourd’hui éclatée. Nous militons pour un Centre indépendant, suffisamment fort pour nouer et assumer ses alliances dans la clarté, en accord avec notre vision du monde en devenir et de la place faite à chaque homme dans notre projet de société.

Nos racines sont diverses : héritiers de la démocratie chrétienne pour les uns, issus du radicalisme et de la pensée libérale pour les autres, animés par un esprit de tolérance et d’engagement bénévole pour nombre d’acteurs locaux restés en marge des partis traditionnels.

Nous avions fait de l’UDF notre maison commune et notre référence identitaire dans le paysage politique français. Nous savons que notre attente de destin politique collectif est largement partagée.

L’heure est venue de nous ré-identifier au travers d’une vision, d’un projet et de propositions crédibles, cohérentes et responsables. Sans attendre les échéances électorales prochaines, nous revendiquons un devoir d’action et d’efficacité au service de la France et des Français.

L’essentiel est de nous retrouver, de nous organiser en fixant les grandes lignes d’une gouvernance mobilisatrice. Nous voulons jeter les bases d’un rassemblement, dont la forme reste à définir, et où tous les centristes trouveront leur place.

Les Sénateurs Union centriste-UDF : Nicolas ABOUT, Jean ARTHUIS, Claude BIWER, Jean BOYER, Marcel DENEUX, Yves DETRAIGNE, Muguette DINI, Françoise FERAT, Christian GAUDIN, Adrien GIRAUD, Jo KERGUERIS, Jean-Claude MERCERON, Catherine MORIN-DESAILLY, Philippe NOGRIX, Anne-Marie PAYET, André VALLET, François ZOCCHETTO
Le député UDF : Thierry BENOIT
Le député européen UDF-MODEM : Thierry CORNILLET
Les députés européens ACDE-Avenir Démocrate : Jean-Marie CAVADA, Claire GI-BAUD, Jannely FOURTOU

18.05.2008

Lettre à Monsieur le Président de la République

Palais de l’Elysée,
55, rue du Faubourg Saint- Honoré.
75 008 PARIS

Monsieur le Président,


Nous refusons que, par mesure d’économie soit supprimé le service d’allogreffes et de neurochirurgie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire de Brest, suppression d’autant plus inadmissible qu’elle concerne un service dédié à l’enfance.


Nous demandons, comme les responsables de l’hôpital de Brest, qu’un audit soit effectué afin de confirmer la qualité de ce service reconnu comme un des meilleurs d’Europe, et donc la pertinence de son maintien à Brest. Geneviève Henry

25.04.2008

Menaces sur les voies express bretonnes…

Nous n’oublions pas que nous devons à la duchesse Anne (disparue il y a presque cinq siècles) la dispense de l’octroi, et que c’est De Gaulle qui fut à l’initiative du « plan routier breton » et donc de ces voies express gratuites qu’on nous envie.

Mais, nous savons tous le prix élevé d’un billet d’avion Brest Paris… Et, qui peut encore croire que le TGV dépassera Rennes dans un proche avenir ? Non, le désenclavement de notre région excentrée grâce à un autre moyen que le transport routier n’est pas pour demain…

Alors, cette gratuité des voies express ne peut être considérée comme un privilège exorbitant et dépassé.

Il y a 4 ans, la possibilité de faire payer les « utilisateurs plutôt que les contribuables » avait déjà été soulevée au Sénat. Et, malgré le tollé général provoqué à l’époque, on remet ça ! ...

Cette fois, c’est le patron de Cofiroute qui propose à l’état de se désengager de l’entretien des voies express. La générosité du patron de Cofiroute (filiale du groupe Vinci) peut faire sourire lorsqu’il dit : « Nous pouvons faire des investissements pour son compte (de l’état) en étant payés… par l’assujettissement au péage des sections que nous prendrions en charge ».

Une question vient à l’esprit : n’y aurait-il pas un lien entre cette nouvelle menace sur la gratuité de nos voies express et la fermeture simultanée (pour travaux, semble-t-il) de plusieurs aires de repos? Ces fermetures sont exaspérantes pour tous les usagers et particulièrement pour les routiers contraints par la législation à s’arrêter régulièrement pour la sécurité de tous…

18.04.2008

Parler d'une même voix

« Nous ne comprenons pas que l’idée de rentabilité à tout prix passe avant les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité.

Nous, élus de la Communauté urbaine, demandons une véritable écoute du gouvernement pour que soient maintenus à l’hôpital Universitaire de Brest les services d’allogreffes et de neurochirurgie consacrés à l’enfance. »


Ce vœu, présenté en Conseil de Communauté urbaine, le vendredi 11 avril 2008 par le groupe des « Indépendants » dont je fais partie a été voté à l’unanimité par les élus, toutes sensibilités politiques confondues…

Nous nous réjouissons aujourd’hui que le dossier soit rouvert et, comme tous les brestois qui se sont mobilisés, nous attendons avec confiance la décision officielle qui tiendra compte des hommes et de la réalité régionale.

Si nous voulons être entendus au plus haut niveau de l'état, à nous, élus bretons, de continuer à parler d’une même voix !...

10.04.2008

Action courageuse.

Thierry Merour et Jean Paul Hellequin ont entamé une grève de la faim. Ils avaient conscience, en prenant cette décision (et ils le disaient,) que leur action serait considérée comme « politiquement incorrecte »…

Mais, fallait-il se contenter de la levée de boucliers des brestois du mois d’octobre dernier contre une décision technocratique dont nous voyons maintenant qu’elle était déjà prise ? Les citoyens, les politiques pourtant unis dans les manifestations, n’ont obtenu aucun résultat ; un service hautement spécialisé de la Cavale Blanche et consacré à l’enfance devrait disparaître…

Alors, ce sont des voix individuelles qui s’élèvent.

Thierry témoigne sa reconnaissance au service de l’hôpital qui a sauvé sa fille et sa solidarité avec les parents eux aussi confrontés à cette terrible épreuve de voir leur enfant malade du cancer… Outre son engagement pour cette cause, on connaît Jean Paul par son combat pour la défense de la mer et des marins, de l’emploi à la pointe de Bretagne… Deux personnes responsables et sensées qui veulent être entendues et doivent être soutenues !

Leur combat courageux amène une réflexion de fond. Nous devons retrouver des valeurs qui semblent oubliées dans nombre de décisions prises au plus haut niveau de l’état : faire passer les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité avant celle de rentabilité à tout prix!...
Geneviève Henry

04.04.2008

La Bretagne en ligne de mire

-A Brest, l’hôpital de la Cavale Blanche dépouillé d’un service particulièrement symbolique car il concerne les enfants; et ceci, malgré une impressionnante levée de boucliers … C’est le domaine de la santé qui est touché.

-Le TGV breton semble renvoyé aux calendes grecques… Le désenclavement de l’ouest et l’ouverture à l’Europe passent pourtant essentiellement par le transport ferré.

-Des établissements dépendant du ministère de la défense et actuellement basés à Brest sont menacés de délocalisation (ex : le GESMA)…

-Deux écoles de formation de la marine marchande, celle de Saint Malo et celle de Nantes en passe d’être supprimées… Cette dernière mesure sonne comme « la fin de l’histoire et de la culture maritimes en Bretagne, la fin de notre sensibilité collective » ainsi que le dit le président de la région.

Aucun rapport entre ces décisions ? Si ! Elles sont évidemment dictées par des exigences d’économie au niveau de l’état, économies dont la pertinence serait du reste à démontrer…

Et il n'est pas possible d'accepter des mesures purement technocratiques qui ne tiennent aucun compte des hommes et de la réalité régionale.

03.04.2008

Lettre au Ministre de la santé

Cet après midi d’octobre 2007, devant la mairie, de nombreux brestois, des élus de toutes tendances, des représentants d’associations étaient là, unis pour dire leur refus que soient supprimées les activités d’allogreffes de moelle osseuse pour enfants leucémiques et de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital de la Cavale Blanche…

Lors de la manifestation, terriblement émouvants furent les témoignages des parents, certains accompagnés de leur enfant, qui vinrent raconter leur épreuve ; et aussi parler du dévouement et de la compétence dont fait preuve le personnel de ce service de l’hôpital de Brest…

Ces appels n’ont pas été entendus. La décision a été prise le 1er avril 2008 par Monsieur Antoine Perrin, directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de délocaliser les services des allogreffes et la neurochirurgie pédiatrique de Brest vers le centre de Rennes.

Cette décision est un mauvais coup pour ces parents déjà confrontés au drame de la maladie de leur enfant et qui devraient l’accompagner à Rennes ou Nantes; sachant que les traitements très lourds durent parfois plusieurs mois et que l’enfant a besoin de leur présence.

La suppression d'un tel service de proximité pour les enfants malades du cancer est humainement incompréhensible.

Nous demandons à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de ne pas entériner cette mesure non respectueuse des malades, des familles, et dénuée de toute logique économique

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