02.10.2008

Au nom de l’Art, peut-on tout se permettre?

Au nom de l’Art, peut-on tout se permettre? Les propos scatologiques doivent-ils être considérés comme nobles si un « Artiste » a décidé qu’il en était ainsi ; et peut-on admettre des insanités, des attaques contre les personnes sous prétexte qu’il s’agit d’œuvre d’ « Artiste »?

La conseillère générale brestoise Gaelle Abily défend avec conviction l’exposition d’ art de Tania Mouraud, (artiste reconnue, dit-elle … mais « politique »). Ce statut d’ « Artiste reconnue » avec un engagement politique évident donne-t-il le droit de reproduire tout ce que certains appellent art de la rue, le meilleur comme le pire?…

Gaelle Abily aurait-elle eu la même indulgence, n’aurait-elle pas eu « une réaction de premier rang », aurait-elle su « prendre du recul », si les attaques de bas étage ainsi étalées avaient concerné des personnalités, des membres de son propre parti?

Passerelle sélectionne toujours ses exposants. On peut se demander sur quels critères quand on voit l’exposition actuelle qui pose tout de même problème.

Ce centre d’art contemporain est subventionné par BMO, donc par le contribuable (202 000 euros pour 2008, 164 000 euros en 2007).

Sans pour autant faire œuvre de censeur, la collectivité ne doit-elle pas avoir son mot à dire pour éviter de tels dérapages ?

04.08.2008

Pour une union centriste dans l’ouest breton.

Un grand nombre d’entre nous, centristes, ont milité à l’UDF ou dans des partis proches de cette formation politique. Beaucoup sont toujours membres de l’UDF; d’autres, suivant leur sensibilité, ont adhéré à l’UMP, au Nouveau Centre, au MODEM … Certains, déçus, ont renoncé à toute étiquette politique. Le message est brouillé.

Le Centre est en passe de se dissoudre et la vie politique risque d’être ramenée à une simple bipolarisation; ce qui n'est pas véritablement démocratique.

Nous refusons cet état de fait. Comme Jean Arthuis, nous souhaitons que le Centre redevienne audible, lisible, crédible. Mais, pour que la famille centriste retrouve sa place et soit indépendante, ses membres doivent se rassembler; ce qui n’exclut pas de nouer, dans la clarté, des alliances autour d’un projet de société et d’une vision partagée.

Evidemment, la démarche n’aura de sens et ne recueillera l’adhésion des citoyens que si elle part de la base. Dans cet état d’esprit, des associations d’Union centriste se sont créées en Mayenne, en Seine Maritime, en Loire Atlantique.

L’ouest breton est une terre de tradition centriste ; et nous sommes nombreux à refuser que notre courant de pensée soit laissé en jachère.

Ici aussi, il faut donc que se retrouvent réunis à nouveau
-tous ceux qui, adhérant ou non à un parti politique, sont attachés aux valeurs humanistes, sociales, européennes,
-tous ceux qui pensent que la décentralisation et la préservation de l’identité régionale sont des facteurs essentiels de développement.


Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire brestoise UDF

03.06.2008

Rassembler les centristes

Besoin de réformes, besoin d’action : Rassembler les centristes



Centristes de cœur et de conviction, attachés aux valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes, nous avons l’ambition de rassembler les membres de notre famille politique aujourd’hui éclatée. Nous militons pour un Centre indépendant, suffisamment fort pour nouer et assumer ses alliances dans la clarté, en accord avec notre vision du monde en devenir et de la place faite à chaque homme dans notre projet de société.

Nos racines sont diverses : héritiers de la démocratie chrétienne pour les uns, issus du radicalisme et de la pensée libérale pour les autres, animés par un esprit de tolérance et d’engagement bénévole pour nombre d’acteurs locaux restés en marge des partis traditionnels.

Nous avions fait de l’UDF notre maison commune et notre référence identitaire dans le paysage politique français. Nous savons que notre attente de destin politique collectif est largement partagée.

L’heure est venue de nous ré-identifier au travers d’une vision, d’un projet et de propositions crédibles, cohérentes et responsables. Sans attendre les échéances électorales prochaines, nous revendiquons un devoir d’action et d’efficacité au service de la France et des Français.

L’essentiel est de nous retrouver, de nous organiser en fixant les grandes lignes d’une gouvernance mobilisatrice. Nous voulons jeter les bases d’un rassemblement, dont la forme reste à définir, et où tous les centristes trouveront leur place.

Les Sénateurs Union centriste-UDF : Nicolas ABOUT, Jean ARTHUIS, Claude BIWER, Jean BOYER, Marcel DENEUX, Yves DETRAIGNE, Muguette DINI, Françoise FERAT, Christian GAUDIN, Adrien GIRAUD, Jo KERGUERIS, Jean-Claude MERCERON, Catherine MORIN-DESAILLY, Philippe NOGRIX, Anne-Marie PAYET, André VALLET, François ZOCCHETTO
Le député UDF : Thierry BENOIT
Le député européen UDF-MODEM : Thierry CORNILLET
Les députés européens ACDE-Avenir Démocrate : Jean-Marie CAVADA, Claire GI-BAUD, Jannely FOURTOU

18.05.2008

Lettre à Monsieur le Président de la République

Palais de l’Elysée,
55, rue du Faubourg Saint- Honoré.
75 008 PARIS

Monsieur le Président,


Nous refusons que, par mesure d’économie soit supprimé le service d’allogreffes et de neurochirurgie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire de Brest, suppression d’autant plus inadmissible qu’elle concerne un service dédié à l’enfance.


Nous demandons, comme les responsables de l’hôpital de Brest, qu’un audit soit effectué afin de confirmer la qualité de ce service reconnu comme un des meilleurs d’Europe, et donc la pertinence de son maintien à Brest. Geneviève Henry

18.04.2008

Parler d'une même voix

« Nous ne comprenons pas que l’idée de rentabilité à tout prix passe avant les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité.

Nous, élus de la Communauté urbaine, demandons une véritable écoute du gouvernement pour que soient maintenus à l’hôpital Universitaire de Brest les services d’allogreffes et de neurochirurgie consacrés à l’enfance. »


Ce vœu, présenté en Conseil de Communauté urbaine, le vendredi 11 avril 2008 par le groupe des « Indépendants » dont je fais partie a été voté à l’unanimité par les élus, toutes sensibilités politiques confondues…

Nous nous réjouissons aujourd’hui que le dossier soit rouvert et, comme tous les brestois qui se sont mobilisés, nous attendons avec confiance la décision officielle qui tiendra compte des hommes et de la réalité régionale.

Si nous voulons être entendus au plus haut niveau de l'état, à nous, élus bretons, de continuer à parler d’une même voix !...

10.04.2008

Action courageuse.

Thierry Merour et Jean Paul Hellequin ont entamé une grève de la faim. Ils avaient conscience, en prenant cette décision (et ils le disaient,) que leur action serait considérée comme « politiquement incorrecte »…

Mais, fallait-il se contenter de la levée de boucliers des brestois du mois d’octobre dernier contre une décision technocratique dont nous voyons maintenant qu’elle était déjà prise ? Les citoyens, les politiques pourtant unis dans les manifestations, n’ont obtenu aucun résultat ; un service hautement spécialisé de la Cavale Blanche et consacré à l’enfance devrait disparaître…

Alors, ce sont des voix individuelles qui s’élèvent.

Thierry témoigne sa reconnaissance au service de l’hôpital qui a sauvé sa fille et sa solidarité avec les parents eux aussi confrontés à cette terrible épreuve de voir leur enfant malade du cancer… Outre son engagement pour cette cause, on connaît Jean Paul par son combat pour la défense de la mer et des marins, de l’emploi à la pointe de Bretagne… Deux personnes responsables et sensées qui veulent être entendues et doivent être soutenues !

Leur combat courageux amène une réflexion de fond. Nous devons retrouver des valeurs qui semblent oubliées dans nombre de décisions prises au plus haut niveau de l’état : faire passer les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité avant celle de rentabilité à tout prix!...
Geneviève Henry

04.04.2008

La Bretagne en ligne de mire

-A Brest, l’hôpital de la Cavale Blanche dépouillé d’un service particulièrement symbolique car il concerne les enfants; et ceci, malgré une impressionnante levée de boucliers … C’est le domaine de la santé qui est touché.

-Le TGV breton semble renvoyé aux calendes grecques… Le désenclavement de l’ouest et l’ouverture à l’Europe passent pourtant essentiellement par le transport ferré.

-Des établissements dépendant du ministère de la défense et actuellement basés à Brest sont menacés de délocalisation (ex : le GESMA)…

-Deux écoles de formation de la marine marchande, celle de Saint Malo et celle de Nantes en passe d’être supprimées… Cette dernière mesure sonne comme « la fin de l’histoire et de la culture maritimes en Bretagne, la fin de notre sensibilité collective » ainsi que le dit le président de la région.

Aucun rapport entre ces décisions ? Si ! Elles sont évidemment dictées par des exigences d’économie au niveau de l’état, économies dont la pertinence serait du reste à démontrer…

Et il n'est pas possible d'accepter des mesures purement technocratiques qui ne tiennent aucun compte des hommes et de la réalité régionale.

17.01.2008

Démocratie et Pacte écologique.

Le développement durable est au cœur de tous les débats, quelque soit le niveau de décision, car les grands équilibres ont été malmenés par notre société de consommation et de gaspillage, et l’avenir de nos enfants est menacé. Tout le monde (ou presque) l’admet : nous devrons changer notre mode de vie.

L’avenir radieux que semblait nous permettre le « progrès » étant totalement remis en cause, c’est un nouvel état d’esprit qui s’impose, et donc une révolution culturelle et politique qui se profile.

Pour Nicolas Hulot, comme pour tous les gens responsables : « L’impératif écologique sonne le glas des deux grands systèmes économico politiques qui se sont partagés le monde, l’ultra libéralisme et le collectivisme […].

C’est une stratégie fédératrice dont nous avons besoin d’urgence.

Les hommes et les femmes de bonne volonté doivent pouvoir se rassembler sur l’essentiel » ; à condition que les politiques fassent passer «la conscience avant la consigne »…

Et pour cela, qu’ils en finissent « avec les logiques exclusives de parti, cette psychologie de horde où l’individu abdique toute conscience pour privilégier les intérêts de sa boutique » ! (Nicolas.Hulot)

En tant qu'élue UDF, j’adhère totalement à ce pacte humaniste où la notion de solidarité est absolument essentielle; et les principes qu'il énonce devraient être la base même de la démocratie, et donc de toute action politique.

15.01.2008

L'identité bretonne

L’image de Brest, « ville française en pays breton » fut pendant des siècles une réalité. La marine et l’Arsenal étant alors les grands pourvoyeurs d’emploi de la région brestoise ; et ceci a amené notre cité à « vivre » économiquement en fonction des conflits armés... Elle était en quelque sorte isolée à la pointe de Bretagne, tournant le dos à son arrière pays, ne vivant pas vraiment de la mer ; seulement de la défense. Ironie terrible, elle a été rasée lors de la dernière guerre. Le traumatisme n’est pas vraiment effacé. Mais, héritage d’un état d’esprit lié au passé, nous avons trop tendance à tout attendre de l’état…

Et pourtant, un autre traumatisme, subi celui-là par les générations précédentes devrait nous faire comprendre que cette attente est une erreur : la disparition programmée de la langue bretonne, au nom de « l’intégration française. Résultat de cette volonté de l’état, relayée par l’école de la République : le breton est maintenant classé langue en voie de disparition par l’Unesco.

En Bretagne, on a compris que tuer une langue, c’est un peu tuer les hommes. La réaction est venue, mais bien tardivement ; et malgré les associations comme DIWAN, l’enseignement par immersion, les classes bilingues, qui oeuvrent maintenant pour son sauvetage, notre langue est en très mauvaise situation. Regrettons que « la Charte européenne des langues minoritaires » n’ait toujours pas été signée par l’état français… L'adhésion de la France à cette charte vient d'ailleurs d'être découplée de la ratification du traité européen et repoussée à l'après municipales.

La langue bretonne est en danger, mais notre culture évolue et elle est bien vivante ; comme on peut le constater dans ces festivals où la musique, la danse enchantent jeunes et moins jeunes et attirent des milliers de touristes dans les villes qui les organisent. La réussite internationale du festival interceltique de Lorient en est le meilleur exemple.

Notre culture s’exporte… Au sens propre du terme…Tout comme les produits estampillés bretons; car l’image de notre région est associée à l’idée de qualité, voire d’excellence. Beaucoup d’entrepreneurs l’ont compris et l’utilisent pour promouvoir leurs produits… C’est le cas du groupement d’entreprises « Produit en Bretagne », qui perpétue l’esprit du CELIB, organisme dans lequel des entrepreneurs, des politiques, des artistes bretons, tous solidaires, car unis par cette identité, s’étaient retrouvés pour le développement de la Bretagne.

A nous de recréer cette dynamique ! Notre région excentrée a beaucoup d’atouts si nous savons les valoriser : les richesses naturelles issues de la mer, de l’agriculture, la qualité du travail des hommes… Et en regardant autour de nous, nous constatons qu’en Europe, ce sont les régions à forte identité régionale revendiquée qui tirent le mieux leur épingle du jeu.

Nous brestois, en misant sur notre identité et si nous prenons notre destin en mains, c’est aussi l’emploi que nous défendrons. Les élections municipales sont l'occasion d'affirmer cette volonté.

09.01.2008

Bonne année à tous les Brestois

Bonne année à ceux et à celles qui, en cette année 2008, veulent « faire gagner Brest ».

Bonne année à tous ceux qui, refusant les idéologies et tout esprit partisan, veulent apporter leurs compétences pour impulser une nouvelle dynamique à notre ville.

Bonne année à tous ceux qui souhaitent faire vivre les valeurs centristes sociales et humanistes aux élections municipales.

L’année 2007 a bousculé les traditionnels clivages politiques… Nous savons tous qu’en politique, rien n’est jamais figé ni définitif.

Mais ce qui est sûr, c’est que les centristes qui, comme moi, sont restés attachés à l’UDF ou ceux qui se sont rapprochés du Modem se rejoignent sur les mêmes valeurs de la démocratie, valeurs qui sous tendent la liste de Fortuné Pellicano à laquelle j’ai adhéré.

Mon vœu pour Brest est donc cette union de tous les gens de bonne volonté.

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