23.10.2007
La Carène, gouffre financier ?
Cet équipement culturel phare de l’équipe municipale de gauche, promis et réalisé sur le port de commerce, ne serait-il pas un gouffre financier (sans fond) ?…
Cette salle dédiée aux musiques actuelles ("amplifiées"), répond-elle vraiment aux attentes d’une majorité de brestois? Il est sans doute trop tôt pour le dire. Pour le moment, on enregistre avec inquiétude les annulations de dernière minute de concerts, celui du 20 octobre, du 24 octobre, celui du 3 novembre, avec obligation de remboursement des billets, évidemment…
Les finances brestoises n’y trouveront sûrement pas leur compte si l’on considère l’évolution à la hausse du coût de cette salle.
-Le montant de l’étude et de la réalisation confiées à la SEMAEB avait été évalué en 2002 à 6 600 000 euros HT.
-En 2003, l’avenant n°1 portait ce coût à 7 000 000 euros HT
-Puis, en 2006 l’avenant n°2, à 8 455 163 euros HT.
-L’avenant n°3 consistait à transférer les compétences de la SEMAEB à BMA.
-L’avenant n°4 qui sera voté au prochain Conseil de communauté vise à nouveau à réévaluer l’enveloppe financière de l’opération qui passe à 8 831 869, 53 euros HT.
Soit un tiers d’augmentation sur le prix prévu initialement. C’est beaucoup !
Beaucoup trop, diront certains !… En particulier ceux qui, dans les quartiers brestois, réclament depuis de longues années des salles polyvalentes; c’est-à-dire les associations sportives, culturelles, et tous les citoyens qui souhaitent se retrouver pour des spectacles, des réunions, dans des équipements de proximité.
La somme consacrée à la Carène, c’est pratiquement l'équivalent de 4 salles multifonctions, comme celles dont bénéficient la plupart des petites communes, telle celle qui sera bientôt construite à Bohars (coût prévu : 2 424 749 euros HT) mais dont la ville de Brest est dépourvue.
09:58 Publié dans Actualités , Art et Culture , Economie , Loisirs , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, culture, Carène, salles polyvalentes, musiques actuelles
11.08.2007
Motards… Les mal aimés (à Brest)
Eté 2007. Une piste a été bitumée spécialement par la commune, des champs ont été mis à disposition; ceci pour accueillir la 2ème édition du show motos (Stunt-FMX), un véritable spectacle d’envergure internationale qui a attiré l’an dernier 10000 personnes et qui devrait accueillir le double de spectateurs (dont beaucoup de familles) cette année. Cet événement se passe à Saint Evarzec.
La moto compte beaucoup d’adeptes appartenant à tous les milieux sociaux… Pourtant, alors qu’à Saint Evarzec, on accueille à bras ouverts ce grand rassemblement, dans la région brestoise, c’est une sorte d’ostracisme qui se manifeste à leur égard.
Ainsi, à Guipavas, pour le moto cross, ils n’ont plus accès à ce terrain qu’ils utilisaient sans problème depuis plus de 20 ans et qu’ils entretenaient eux-mêmes. A Saint Renan, même volonté de les chasser… Rien pour eux à Brest… On ne comprend vraiment pas pourquoi cette catégorie de citoyens n'auraient pas le droit de pratiquer leur sport. Ne pas leur attribuer des endroits adaptés risque tout simplement d’amener certains à faire de la vitesse sur les routes traditionnelles.
A l’heure où on envisage sur la communauté urbaine de grands équipements sportifs coûteux, , ne serait-il pas temps de programmer au moins la création d’un circuit (qui pourrait être utilisé par les motos écoles) où ils s’entraîneraient sans gêner personne? Cette réalisation ne grèverait pas les finances publiques. C’est une nécessité, pour leur sécurité, et celle de tous …
L'économie induite par la moto a son importance Et nous avons la preuve que les spectacles de moto cross, au même titre que d’autres sports, attirent un public nombreux. Ce ne serait donc que bénéfice pour notre collectivité
Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire
23:15 Publié dans Actualités , Aménagement du territoire , Associations , Auto/Moto , Economie , Loisirs , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brest, bretagne, moto
15.02.2007
Folie des grandeurs
"La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf".
Il y a un côté dérisoire dans cette obsession d’ « Agrandissement » pour s’imposer comme « Métropole » par de Grands équipements culturels, une Grande salle de spectacles sportifs, un Grand stade, un Grand multiplexe (qui tue les autre cinémas), un projet de tram, grand par son coût…
Nos grands responsables pensent-ils vraiment que cette Dimension Métropolitaine importe tellement à ceux qui veulent vivre à Brest, soit parce qu’ils y ont toujours résidé et qu’ils y sont attachés, soit parce qu’ils veulent y revenir pour y passer leur retraite ?
L’exode rural est bien terminé. Et tout prouve que la tendance s’inverse. On vient dans la grande ville pour les écoles, pour y chercher du travail, mais pas pour les loisirs qui s’y concentrent. Au contraire !
Contre toute attente, la jeunesse qui a vécu à Brest fuit la grande ville. Qui ne connaît dans son entourage de jeunes couples quittant Brest pour Plabennec, Lesneven, Daoulas, Dirinon, Plouguerneau… ou rêvant de la faire? Parce que l’immobilier est moins cher, que les impôts sont sans aucune commune mesure avec ceux de Brest Métropole Océane ; mais aussi parce qu’ils recherchent un nouveau contact avec la nature.
Et même si cela pose de nouveaux problèmes aux spécialistes de l’aménagement du territoire (assainissement par exemple), la tendance risque d’être durable. Il y a chez ces jeunes couples une volonté de trouver un nouvel art de vivre, d’éliminer le superflu, de donner à leurs enfants une autre vision de la vie… Une vie plus simple.
D’ailleurs, est-ce un mal si les petits bourgs renaissent après une longue période de chute démographique ? Les écoles vont rouvrir, des services publics seront indispensables, des magasins à taille humaine vont réapparaître…
Mais dans une ville comme Brest où les perspectives d’emplois productifs ne sont pas réjouissantes, où l’appauvrissement se confirme, comment envisager tant d’équipements coûteux dont nous ne sommes pas du tout assurés de pouvoir assurer le financement ? Les brestois qui en auront les moyens financiers partiront, les entreprises s’installeront ailleurs; la tendance est malheureusement déjà amorcée. Ces équipements risquent d’être sous employés, et c’est la faillite assurée.
Alors, ne vaut-il pas mieux attendre pour mettre en œuvre de tels projets, en somme faire preuve de raison, en songeant qu’il peut y avoir une certaine vérité dans la fable de la Fontaine: « La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf » ?
12:41 Publié dans Aménagement du territoire , Economie , Environnement , Loisirs , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UDF, brest, grands équipements







