20.06.2007
Démocratie de proximité, entre discours et réalité, trop de contradictions …
Conseil Municipal du 18 juin 07
- Vendredi dans le cadre de « la démocratie de proximité » a été présenté le rapport des conseillers consultatifs de quartier qui montrent beaucoup d’enthousiasme pour jouer un rôle constructif.
- Un sujet qui intéresse particulièrement les parents d’élèves et les habitants du Guelmeur est soulevé depuis plusieurs mois en conseil consultatif de Saint-Marc : La fermeture d’une petite école maternelle (où étaient inscrits une cinquantaine d’enfants de plus de 2ans) …
- Coïncidence, un vœu est proposé au vote du conseil pour la défense de l’école : la ville s’engageant (théoriquement) à « défendre le modèle éducatif breton », et donc l’accueil de la petite enfance à l’école dès 2 ans, une spécificité bretonne qui concerne 20% des petits au niveau national, 66% dans le Finistère.
C’est vrai que des communes bretonnes se sont engagées depuis longtemps et sincèrement pour défendre leurs écoles, et donc la vie dans les bourgs. »…Car c’est bien à la commune de manifester une volonté forte pour l’accueil de la petite enfance. Et les parents doivent pouvoir trouver des structures adaptées pour leurs petits enfants.
Or, à Brest, il y a manque de places en crèches ; et des écoles maternelles sont menacées, ce qui met évidemment en cause la scolarisation des 2-3 ans; notre ville refusant de maintenir ouvertes toutes les structures existantes, tout en rejetant la responsabilité sur l’Etat qui "voudrait faire des économies sur le dos des familles au détriment des enfants".
Nous avons vécu samedi la dernière fête de la maternelle du Guelmeur, fête particulièrement émouvante dans la perspective de fermeture ; fermeture qui se confirme puisque les parents ont reçu des courriers de radiation pour leurs enfants…
Nous, élus d’opposition n’avons aucune réponse à nos questions sur le devenir de ces locaux (rénovés récemment); ce qui signifie sans doute qu’ils devraient rester vides.
Selon le texte présenté « la ville s’engage avec les autres villes de Bretagne à inscrire à la demande des familles tous les enfants de 2 ans avant le 31 décembre 2007, et veillera avec détermination à ce qu’ils soient pris en compte par l’Education nationale et scolarisés dans les meilleures conditions »
Hélas, les bonnes intentions d’aujourd’hui sont déjà démenties par les faits.
Les parents de cette maternelle se sont mobilisés depuis plusieurs mois. Ils se sont beaucoup engagés personnellement, s’intéressant de près à la vie de l’école. On ne les a pas écoutés.
Dans la mise en oeuvre de « la démocratie de proximité », à Brest, il y a loin de la théorie à la pratique.
Geneviève Henry, Conseillère municipale.
09:10 Publié dans Enseignement, Famille, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, école, enfance, Bretagne
31.03.2007
Nous voulons le meilleur pour nos tout petits.
« Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui feront les hommes de demain », a-t-on dit lors du débat sur la petite enfance organisé par la Ligue de l’enseignement et la FSU. Répondre aux besoins en ce domaine est bien «une exigence démocratique et sociale », et « les conditions d’accueil doivent être une priorité nationale». Personne ne le contestera
Nous voulons le meilleur pour nos tout petits. C’est donc ensemble qu’il faut travailler pour préserver, pour améliorer encore l’accueil dans ces écoles maternelles que beaucoup de pays européens nous envient. Et nous pouvons oeuvrer à tous les niveaux : les parents qui doivent être écoutés, particulièrement quand ils montrent leur volonté de participer à la vie de l’école ; les communes, puisque les locaux sont gérés par elles et qu’elles ont l’obligation d’inscrire et d’accueillir au mieux les enfants …
Oui, c’est bien la commune qui doit avant tout défendre ses écoles. Il y a en ce moment dans le centre Finistère une forte mobilisation pour maintenir le meilleur service… Par des motions dans les conseils d’école, par des vœux dans les conseils municipaux …
Mais, l’accueil des 2 -3 ans fait débat. Il en a été question lors de cette réunion à laquelle participaient des représentants de parents d’élèves, des acteurs du monde enseignant, une psychologue, une psychanalyste, une inspectrice de l’Education nationale, l’adjoint à la petite enfance de notre ville… enfin, beaucoup de personnes très qualifiées pour parler des tous petits, de leur évolution, de leurs besoins…
Et, sur cette scolarisation précoce, les avis sont très divers ; la question n’a pas de réponse tranchée. Les petits ont particulièrement besoin de leurs parents, ou tout au moins d’une présence maternante ; et l’enseignant ne peut pas leur accorder l’attention nécessaire dans une classe de 30 élèves… Mais dans la plupart des cas, la scolarisation des enfants de 2-3 ans est épanouissante. Donc, il faut absolument maintenir la possibilité d’accueil par l’école à cet age, selon la volonté des parents et le degré d’autonomie de l’enfant.
Une maternelle coûte cher…? A Brest, nous avons les moyens de construire un tramway, nous devons être capables de maintenir nos écoles maternelles… . La volonté de faire des économies ne doit pas primer sur l’intérêt des enfants et de leurs parents. Et, ce n’est pas bon pour une ville qui vieillit et se dépeuple.
L’inspection académique se basant sur des estimations erronées (35 élèves) a donc décidé la suppression d’un des postes de la maternelle du Guelmeur. D’où la décision de la mairie de fermer cette maternelle.
On peut raisonnablement penser que l’inspection académique, constatant la sous estimation du nombre d’enfants (les inscrits étant plus de 50 ) reviendra sur la suppression de ce poste, et que du coup la ville de Brest maintiendra 2 classes. Car on constate une reprise de la natalité... Cette école qu’on fermerait aujourd’hui, il faudrait la rouvrir demain … Et que ferait-on de ces locaux qui ont été rénovés récemment?
Mais, c’est vrai, 2 classes, c’est peu ; et l’idéal est d’y créer une classe passerelle, transition entre la crèche et la maternelle avec des effectifs très limités … D’autant plus qu’à Brest, il y a un manque de places en crèches. A Saint-Marc, 40 enfants sont en attente pour la crèche « Graines de soleil » ; et il est difficile de trouver des assistantes maternelles. Les parents qui travaillent ont donc bien du mal à faire garder leurs enfants. Si l’école du Guelmeur est supprimée, c’est l’accueil des 2-3 ans qui en pâtira, car ces enfants risquent d’être refusés au Forestou dont les classes dépasseront alors les 30 élèves … Le nombre de demandes en crèche augmentera encore. Et la ville aura en quelque sorte participé à la suppression de l’accueil des 2-3 ans à l’école.
Conscients du problème, les parents se sont donc mobilisés pour défendre cette structure, allant ainsi dans le sens du contrat éducatif local dont le maître mot est la proximité. Les parents sont prêts à participer à des réflexions avec les opérateurs de terrain pour créer en ces lieux une dynamique pour la petite enfance, et participer à la mise en place d’actions innovantes … On veut croire qu’ils seront entendus.
Conseil municipal du 30 mars 2007
10:35 Publié dans Associations, Enseignement, Famille, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Brest, enfance, école, maternelle, enseignement
14.03.2007
Une école maternelle qui disparaît...
Les jeunes ménages choisissant de plus en plus de quitter notre ville, le nombre d’enfants scolarisés est évidemment en baisse. La tentation de la municipalité est alors de fermer les écoles « non rentables ». Ce qui ne peut qu’augmenter le nombre de départs vers les communes périphériques…Un cercle vicieux car notre ville vieillit…
La maternelle du Guelmeur est particulièrement menacée … La décision de l’Inspection académique d’y supprimer un poste n’est pas justifiée, car le nombre d’enfants susceptibles d’être inscrits permet largement le maintien des 2 classes. De plus la reprise de la natalité laisse prévoir des besoins nouveaux pour les années à venir. Pourtant la mairie de Brest, sans concertation, a décidé de fermer à la rentrée prochaine cette petite école située dans un quartier que l’on peut qualifier de sensible… On comprend la forte mobilisation de l’association « Atout cœur » regroupant des parents, des voisins, des gens touchés par cette décision. D’autant plus que l’association « Gros galets, petits cailloux » accueille aussi en ses murs les petits enfants du quartier et leurs parents, un service très apprécié…
Mais, ces locaux ont été rénovés récemment. Des classes y sont disponibles. Il ne faut pas supprimer l’école mais y attirer plus d’enfants … Ainsi, la classe passerelle prévue depuis un certain temps (mais non encore finalisée) dans le cadre du projet éducatif local y trouvera tout à fait sa place.
Et à l’heure où beaucoup d’efforts sont déployés pour le sauvetage de la langue bretonne, pourquoi ne pas créer là une ou des classes bilingues qui ne sont pas soumises à la carte scolaire, et pour lesquelles il y a une forte demande? Cette initiative serait une bonne occasion pour notre ville de prouver sa volonté de sauver le breton.
Quoi qu’il en soit, cette petite structure de proximité doit être maintenue, car elle joue un rôle important non seulement pour les tout petits et leurs parents, mais aussi pour la vie du quartier. Car une école qui disparaît, c’est un quartier qui meurt un peu …
14:40 Publié dans Enseignement, Famille, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, Conseil municipal, UDF, Bretagne
21.01.2007
Ecole et violence
Ecole et violence
Les faits divers nous le disent chaque jour ; la violence est partout. Alcoolisme, drogue, délinquance amènent à des actes inimaginables contre ceux qui représentent l’autorité, et parfois même contre ceux qui interviennent pour porter secours aux victimes. Ainsi, les forces de police, les pompiers sont souvent pris pour cibles dans l’exercice de leur devoir… Les enseignants aussi sont en première ligne.
La télévision se fait l’écho de cette violence par des films, des dessins animés devant lesquels les enfants passent de longs moments chaque jour. Ils en sont évidemment imprégnés. Et, comment se concentrer ensuite sur les bancs de l’école ? C’est sans doute une des raisons du mal-être des enseignants qui sont parfois considérés comme les boucs émissaires. On les accuse d’être responsables de l’échec scolaire, de ne pas travailler suffisamment. Ceux qui les chargent ainsi oublient les préparations de cours, les corrections, les réunions multiples, le stress…
Ajoutez à cela l’individualisme qui est une caractéristique de ce métier. Pas ou peu de solidarité ; d’où les hésitations à parler de ses difficultés quand on est instit, prof. Oui, on est bien loin de l’image du plus beau métier du monde, loin de l’époque où les enfants étaient attentifs, où les parents soutenaient l’enseignant qui avait alors un grand prestige parce qu’il détenait le « savoir », parce que l’école était vue comme un «ascenseur social » …
Comment s’étonner des dérives qui sont parfois tues pour ne pas donner une image trop négative de l’établissement scolaire où de tels faits se passent ? Et ils interviennent de plus en plus tôt. Des situations inimaginables il y a quelques années apparaissent maintenant jusque dans des écoles maternelles, à cause d’enfants instables, violents parce qu’eux-mêmes victimes de troubles familiaux. L’instituteur qui veut réagir et imposer son autorité n’est pas toujours approuvé.
Prôner tolérance et liberté malgré des situations catastrophiques, critiquer ceux qui veulent remettre à l’ordre du jour le mot discipline serait une attitude irresponsable, pénalisante pour tous, et surtout pour les plus fragiles.
Geneviève Henry, UDF
11:27 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Violence, école, enseignants, autorité
20.01.2007
L'école et la notion d'effort
L’école et la notion d’effort
Des réformes sont en cours dans l'éducation nationale. Elles interviennent après des années d'expérimentation de méthodes appliquées avec parfois la volonté de faire table rase du passé.
L’illustration la plus évidente de cet état de faits et la plus grave par ses conséquences concerne l’apprentissage de la langue, et donc les chances d'intégration des jeunes dans la société. Mais n’est-elle pas symbolique de toute une évolution ? La prise de conscience et la volonté de réagir sont réelles, mais tardives.
Après soixante huit, en réaction sans doute à la grande rigidité du passé, un principe a prévalu : ne plus imposer les règles. Les règles de grammaire ? Démodées ! … Orthographe, grammaire, quels vilains mots, car synonymes de contraintes. Apprendre les tables de multiplication ? Pourquoi faire ? Il y a les calculettes ! Faire du calcul mental ? Totalement ringard ! Les notions nouvelles, les opérations, il fallait les découvrir d’une manière « ludique »...
L’école peut-elle redonner aux enfants des repères dans notre société qui n’en a plus guère ?... Une société où les notions de morale, d’autorité, d’effort sont contestées et même considérées par certains comme « ringardes».
Bien sûr, (et heureusement,) beaucoup de maîtres ont intégré la modernité dans leur enseignement sans pour autant révolutionner leurs méthodes, car cette notion d'effort leur semblait essentielle dès le plus jeune âge. Mais ils ne se sentaient pas toujours très à l'aise, car pas vraiment en accord avec toutes les directives.
On espère que les nouveautés n'augmenteront pas le trouble et le malaise des enseignants et surtout qu’elles amèneront au niveau du collège des enfants qui sauront parler et écrire correctement le français.
09:15 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, utopie, idéologies, école








