19.10.2007
La question de la fourniture d'électricité en Bretagne...
Le préfet du Finistère contraint l’exploitant du site éolien de Plouvien à suspendre sa production sous la pression des associations de riverains soumis à des nuisances…
Sans porter de jugement sur la décision en elle-même, ceci amène quelques réflexions au sujet du problème de la production d’électricité en Bretagne, problème soulevé au "Grenelle de l’environnement breton".
Un rappel des chiffres…
La Bretagne produit 5% de l’électricité qu’elle consomme; le Finistère entre 1 et 2%, essentiellement grâce aux éoliennes. Nous sommes en bout de réseau, presque totalement dépendants des autres régions. Ce qui a amené EDF à mettre en garde contre des risques de coupures.
Mais cela n’est pas encore arrivé, donc, on n’en parle pas, un peu comme si le sujet était tabou. Et, d’ailleurs, quel politique oserait dire qu’une centrale pourrait devenir indispensable à la pointe de Bretagne ? Nul n’a oublié l’épisode de Plogoff…
Mais, tiens, bizarrement, on n’entend plus guère les tenants de la doctrine écologiste intégriste protester contre l’électricité d’origine nucléaire ! Serait-ce parce que c’est la moins chère et la moins polluante, (nonobstant la question des déchets, évidemment)?...
Ce sujet mérite un véritable et large débat citoyen, car la consommation est toujours en hausse...
Sommes-nous vraiment prêts, chacun d’entre nous, à faire des économies d’énergie, à changer réellement notre manière de vivre ? Ce sera pourtant indispensable, si nous ne n’appliquons pas rapidement des techniques déjà développées ailleurs :
-Le solaire, la géothermie, sous développés, sans doute par manque d’incitations,
-Les éoliennes … On voit les blocages…
-La méthanisation : Nous sommes dans une région agricole qui doit vivre. Tous les déchets de l’agriculture, comme les déchets ménagers peuvent être transformés en gaz et en électricité. Cela se fait depuis longtemps en Hollande et en Allemagne… Et, ça marche ! Mais, là aussi, chez nous, combien d’oppositions et donc d’immobilisme?...
-L’hydrolien… Le Royaume Uni s’intéresse depuis longtemps à l’énergie issue de la mer… EDF investit dans ce domaine en Angleterre, un comble, quand on sait qu’ici les essais sont balbutiants. (Les chercheurs ne sont guère encouragés.)
Nous avons beaucoup de retard. Mais, ce retard peut être comblé avec une volonté forte pour mobiliser « la matière grise », en créant tout de suite (ainsi que cela a été proposé au Grenelle de l’Environnement breton ) « un centre d’essais des énergies issues de la mer » ; et plus tard, pour impulser une dynamique résolument tournée vers l’avenir, ne pourrait-on pas envisager : « un centre de développement sur les énergies renouvelables ? Nous participerions ainsi au grand défi de demain. N’oublions pas que selon une directive européenne de septembre 2001, la France est censée faire passer de 15 à 21% la proportion de son électricité produite à partir d’énergies renouvelables.
10:35 Publié dans Actualités, Agriculture, Aménagement du territoire, Economie, Emploi, Energie, Environnement, Politique, Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, energie, électricité, éoliennes
07.01.2007
Energie en Bretagne
L’énergie en Bretagne.
En 2006 le salon de l’agriculture a pris l’allure d’un salon de l’automobile: souci de protection de la planète et pénurie annoncée du pétrole expliquent l’intérêt renouvelé pour les biocarburants.
Les agriculteurs y trouvent aussi une opportunité intéressante. Et ils démontrent, particulièrement en Bretagne, qu’ils sont soucieux des problèmes environnementaux, et donc de la valorisation énergétique de leurs exploitations dont ils n’hésitent pas à faire le bilan. Tous les déchets de l’agriculture peuvent être utilisés : cela se fait depuis longtemps en Hollande. Nous y venons (trop) lentement. Pourtant, le gaz produit permet de chauffer des serres, de fabriquer de l’électricité qui pourrait être revendue au réseau public. Mais, dans ce domaine, nous avons 20 ans de retard sur l’Allemagne car les blocages sont décourageants. Outre la méthanisation, les initiatives foisonnent : filière bois énergie (avec plantations de haies, reconstitution de talus), utilisation de la biomasse, de la géothermie (avec les pompes à chaleur), de l’énergie solaire…etc. C’est un véritable « bouillonnement » pour promouvoir l’énergie renouvelable dans le monde agricole breton…
Cependant, à Brest, au cours du « mois de la science », de quoi a-t-il été particulièrement question ? De « transports intelligents ! »…Du tramway bien entendu!…Mais quid de l’approvisionnement en électricité, pourtant crucial pour ce genre de transport ? En Finistère, nous ne produisons qu’1 % de ce que nous consommons ; l’ensemble de la Bretagne produisant seulement 5% de ce dont elle a besoin… La demande augmente, mais notre ville ne donne pas l’exemple des économies d’énergie dont nous parle l’Europe. Il est vrai que l’essentiel de l’électricité française est d’origine nucléaire, et de ce fait le prix du Kwatt/h est un des plus faibles d’Europe.
Mais, il ne faut pas oublier que plusieurs centrales nucléaires vont arriver en fin de vie. Il est plus que temps de travailler réellement sur les énergies renouvelables et réduire ainsi notre dépendance. A Brest, nous n’avons que l’usine d’incinération de déchets ménagers qui produit de la chaleur.
Des élus lucides acceptent quelques éoliennes sur leurs communes... Mais ils se heurtent à beaucoup de réticences. Ne pourrait-on étudier la possibilité de champs d’éoliennes sur la mer ? Des projets réalisables en Bretagne, respectant les écosystèmes existent pour produire de l’électricité à partir des courants de marées, les hydroliennes … Le « pôle de compétitivité Mer » peut porter de tels projets, devenir pilote pour exploiter l’énergie de la mer, et s’intéresser à toutes les énergies renouvelables. C’est bon pour l’environnement et pour l’emploi.
Nous avons la « matière grise » nécessaire. Il appartient donc à la collectivité, au niveau local et régional d’impulser une dynamique résolument tournée vers l’avenir, pour aider à la mise en œuvre de projets innovants et résoudre en partie ce problème de l’énergie en Bretagne. De toute manière, la fermeture récente (pour panne) de la centrale de Cordemais qui nous approvisionne pour l’essentiel, est comme un avertissement. Nous devons envisager une centrale à la pointe de Bretagne.
14:08 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Energie, politique, tramway, agriculture, électricité, centrale, éolien








