27.08.2008
Festivals en danger.
En cet été 2008, « Météo un peu triste » ; mais « Carton des festivals » (Le Télégramme du 24 août)... Comme d’habitude, ceux-ci ont enchanté des milliers de spectateurs. Cette année encore, les festivals, par les spectacles de grande qualité qu’ils nous ont offerts, ont bien été les moteurs du tourisme breton ; ils ont attiré les foules, et ceci, malgré la baisse du pouvoir d’achat.
Mais, n’étant que très peu, ou pas du tout subventionnés, s’ils sont accessibles à la plupart des bourses, c’est parce qu’ils reposent essentiellement sur le bénévolat …
D’où la grande inquiétude, qui s’est exprimée au cours de toutes ces fêtes: inquiétude provoquée par l’avant projet d’une loi qui devrait être votée à la rentrée. Cette loi vise à encadrer les pratiques amateurs, ces dernières faisant « une concurrence déloyale » aux professionnels du spectacle. Pratiquement toute activité culturelle serait considérée comme une activité lucrative afférente au droit du travail : obligation d’établir un contrat de travail pour chaque amateur, limitation du recours à la publicité…
Cette loi dissuasive pour les pratiques amateurs mettrait donc en danger toutes les activités artistiques exercées par des bénévoles à titre de loisir…
Elle mettrait aussi en grande difficulté les associations de bénévoles qui, dans les cités, contribuent à la vie sociale, à l’éducation, à l’intégration des jeunes générations.
Mais la Bretagne et la culture bretonne sont particulièrement en ligne de mire. C’est pourquoi les associations culturelles bretonnes (environ 40 000 bénévoles) se mobilisent contre une telle loi, loi contraire à la déclaration de l’UNESCO pourtant ratifiée par la France sur les pratiques et les liens culturels qui « ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres ».
07:15 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, culture, festivals, pratiques amateurs, bénévolat
11.08.2007
Motards… Les mal aimés (à Brest)
Eté 2007. Une piste a été bitumée spécialement par la commune, des champs ont été mis à disposition; ceci pour accueillir la 2ème édition du show motos (Stunt-FMX), un véritable spectacle d’envergure internationale qui a attiré l’an dernier 10000 personnes et qui devrait accueillir le double de spectateurs (dont beaucoup de familles) cette année. Cet événement se passe à Saint Evarzec.
La moto compte beaucoup d’adeptes appartenant à tous les milieux sociaux… Pourtant, alors qu’à Saint Evarzec, on accueille à bras ouverts ce grand rassemblement, dans la région brestoise, c’est une sorte d’ostracisme qui se manifeste à leur égard.
Ainsi, à Guipavas, pour le moto cross, ils n’ont plus accès à ce terrain qu’ils utilisaient sans problème depuis plus de 20 ans et qu’ils entretenaient eux-mêmes. A Saint Renan, même volonté de les chasser… Rien pour eux à Brest… On ne comprend vraiment pas pourquoi cette catégorie de citoyens n'auraient pas le droit de pratiquer leur sport. Ne pas leur attribuer des endroits adaptés risque tout simplement d’amener certains à faire de la vitesse sur les routes traditionnelles.
A l’heure où on envisage sur la communauté urbaine de grands équipements sportifs coûteux, , ne serait-il pas temps de programmer au moins la création d’un circuit (qui pourrait être utilisé par les motos écoles) où ils s’entraîneraient sans gêner personne? Cette réalisation ne grèverait pas les finances publiques. C’est une nécessité, pour leur sécurité, et celle de tous …
L'économie induite par la moto a son importance Et nous avons la preuve que les spectacles de moto cross, au même titre que d’autres sports, attirent un public nombreux. Ce ne serait donc que bénéfice pour notre collectivité
Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire
23:15 Publié dans Actualités, Aménagement du territoire, Associations, Auto/Moto, Economie, Loisirs, Politique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brest, bretagne, moto
09.07.2007
L'accueil de nos anciens
La population vieillit.
Il y a quelques années, c’était déjà un véritable privilège de pouvoir accéder aux foyers logements. Les listes d’attente étaient longues, mais les personnes qui y entraient étaient plus jeunes et en bonne santé. Elles voulaient y passer leurs vieux jours, autonomes, mais entourées, dans une atmosphère chaleureuse. C’est d’ailleurs une réussite, car on vit très vieux, et dans la majorité des cas en bonne forme dans ces foyers logements. Ce qui est à porter au crédit des directrices, du personnel, tous très engagés, très attentifs au bien-être des résidents.
Des résidences de la ville vont être transformées en Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Mais celles qui sont en bonne santé et qui résident là depuis plusieurs années éprouvent des difficultés à accepter la nouvelle situation ; ce qui explique « l’agitation » actuelle à la résidence Louise Le Roux, due surtout à l’inquiétude des personnes concernées et de leurs familles. Ils sont les premiers à « essuyer les plâtres ». Et tout changement est par définition perturbant quand on n’est plus très jeune ; ne serait-ce que lorsqu’il s’agit d’effectuer des travaux indispensables ; même si tout le monde a été prévenu depuis longtemps des bouleversements à venir.
Cette évolution est nécessitée par les nouveaux besoins liés au vieillissement de la population. Grâce à l’APA (allocation pour l’autonomie), le maximum est fait pour maintenir le plus longtemps possible les personnes âgées à leur domicile. On entre donc de plus en plus tardivement en établissement (plus de 80 ans), et la plupart du temps quand la dépendance s’est vraiment installée. C’est la raison de la transformation des résidences Kermaria, Kerlevenez, et Louise Le Roux en Ehpad.
Et, problème de société crucial lié au grand âge, l’augmentation du nombre de personnes touchées par la maladie d’Alzheimer est impressionnante; d’où la nécessité de créer des structures spécifiques. Sans ignorer cependant que « le défi est tel que seule une mobilisation politique au plus haut niveau pourra résoudre les problèmes liés à la dépendance des personnes âgées».(Le télégramme du 9 juillet)
Mais, faut remarquer qu’il y a toujours beaucoup de demandes pour entrer en résidences (traditionnelles). Or, aucune mise en chantier n’a été faite depuis 1989.
Au niveau local, on peut tout de même agir. On sait qu’il faut compter plusieurs années entre les études et l’ouverture d’une résidence nouvelle. Alors, afin d’accueillir au mieux nos anciens, il faudra faire un bilan des besoins et probablement, envisager de construire à Brest de nouveaux foyers-logements qui seront en même temps des lieux d’animation dans les quartiers?
19:30 Publié dans Associations, Famille, Handicap, Politique, Santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Vieillesse, Brest, population, société, maladie d'Alzheimer, résidences de personnes âgées
07.07.2007
Pourquoi toujours tout attendre de l’état ?
Il est intéressant de lire les journaux étrangers plus impartiaux que nous-mêmes pour avoir une vision lucide de notre propre pays, et parfois pour prendre conscience de nos erreurs de jugement…
Ainsi, dans le dernier « Courrier International », un journaliste hollandais écrit :
« …Il existe une tradition française bien enracinée qui consiste à attendre son salut de l’état, et même de préférence du chef de l’état. La fascination persistante pour Napoléon et de Gaulle, par exemple, en témoigne. L’idée que le changement peut venir d’en bas, du fourmillement quotidien de millions de gens dans une économie confuse, n’a pratiquement pas sa place dans l’esprit français.
Je ne crois pas que l’on puisse tout attendre de l’état ou du gouvernement, s’était hasardé à dire Lionel Jospin en 1999, alors que Michelin s’apprêtait à licencier 2000 personnes.
A gauche comme à droite, on a aussitôt lancé l’anathème contre le franc-parler de celui qui à l’époque était Premier ministre ; les français n’étaient, semble-t-il pas prêts à entendre ce message. Lionel Jospin avait pourtant raison. »
Aujourd’hui, sur un domaine crucial, celui du désenclavement de la pointe de Bretagne par le transport ferroviaire à grande vitesse, nous sommes quasiment au pied du mur.
Ou bien, ensemble, nous prenons notre destin en main, en faisant des choix et des investissements locaux, ou bien, il est hélas probable que nous attendrons encore longtemps ce TGV que tout le monde s’accorde pourtant à juger indispensable pour le développement de notre région.
Et rappelons nous que la Bretagne a connu ses plus grandes avancées dans les années soixante lorsque des bretons déterminés appartenant au milieu politique, culturel, économique se sont associés dans ce but. L'Etat a alors été au rendez-vous pour apporter son aide.
10:50 Publié dans Actualités, Aménagement du territoire, Associations, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, Bretagne, politique, CELIB, développement, De Gaulle, Lionel Jospin
06.07.2007
L’abri sadi-Carnot va être mis en valeur
Enfin, l’abri Sadi Carnot, ce lieu symbolique du passé de Brest, va être remis en valeur, comme le demandaient les bénévoles de l’Université de la paix (qui y organisaient des visites commentées depuis plusieurs années), comme le demandaient les associations patriotiques, comme le demandaient les familles des victimes, comme je l’ai demandé en Conseil Municipal l’an dernier en tant que membre du collectif mobilisé pour la réhabilitation de cet élément de notre patrimoine…
Cette décision répond à un devoir, car plusieurs centaines de civils français et des dizaines d’allemands (dont on ne connaît pas les noms) ont trouvé la mort dans cet abri. Soixante ans après, il était temps que la ville investisse la somme nécessaire pour en faire un lieu de mémoire et de réflexion sur cet épisode terrible que les vieux brestois n’ont pas oublié, sur la ville détruite, sur les souffrances liées à la guerre en général...
Il n’est pas possible de progresser à marche forcée vers l’avenir en oubliant le passé, même s’il est terrible. « L’indifférence des gens au souvenir de ceux qui se sont sacrifiés pour nos libertés a de quoi glacer le sang», comme l’écrivait l’an dernier un lecteur du Télégramme.
16:55 Publié dans Actualités, Associations, Patrimoine, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, abri Sadi Carnot, patrimoine, associations patriotiques, lieu de memoire
04.07.2007
Une catastrophe sanitaire et sociale
Qui n’a pas parmi ses connaissances, dans sa famille, des victimes de l’amiante ? Mais peu de gens connaissent l’historique de son utilisation et les temporisations qui ont mené à la catastrophe.
IL est utilisé depuis très longtemps ce « produit miracle »; un produit naturel (silicate de chaux et de magnésie) dont les qualités d’isolation thermique sont remarquables. Il est incombustible, inusable et pas cher; on en a donc mis partout, dans les bâtiments, les écoles, les automobiles, sur les bateaux, des appareils ménagers… En 1976, plus de 3000 produits étaient répertoriés « amiante »…
En Amérique du Nord il a été utilisé à grande échelle en fin du 19ème siècle… Mais ce matériau est connu depuis l’antiquité. A Rome, et probablement aussi en Grèce, ses fibres étaient tissées et on s’en servait comme linceul pour les rois et les grands personnages afin que leurs cendres ne se mêlent pas à celles du bûcher. Pline l’Ancien au premier siècle avant J.C. le considérait comme responsable d’une des maladies de l’esclave…
1906, en France ; par une note sur l’hygiène et la sécurité dans les filatures et tissages d’amiante, un inspecteur du travail M.Auribault, en dénonce déjà les dangers : il préconise d’appliquer la loi de 1893 qui prévoyait la ventilation et l’évacuation des poussières dans les établissements industriels… L’application de ces préconisations dans la seule filature de Condé sur Noiraut aurait sans doute diminué le nombre des victimes : 50 morts en 5 ans. Mais on pouvait encore confondre cette pathologie avec celle de la tuberculose.
Les Anglais sont les pionniers pour établir une réglementation (en 1931). Dans les années 70, il n’y a plus de doute sur le caractère extrêmement dangereux, pour ne pas dire maudit de ce minéral. Il va être interdit dans de nombreux pays d’Europe (Allemagne, Pays Bas, Italie, Suisse, Danemark, Suède, Norvège), aux USA également…
En France, des articles paraissent, reprenant les craintes de sommités lucides du monde médical. Ainsi dans le Télégramme du 20 juin 1973: « La poussière d’amiante apparaît comme un facteur cancérigène certain , a déclaré le professeur Bichat à Paris, au cours du congrès international de médecine et de chirurgie thoracique qui réunissait 300 spécialistes venus de 25 pays étrangers… »
En France, les premiers décrets de 1977 et 1978 (pour une meilleure protection des travailleurs et l’interdiction du flocage dans les locaux d’habitation) auraient pu laisser espérer une évolution. Pourtant les pratiques ne changent pas fondamentalement. Il n’y a pas eu de détermination majeure en matière de prévention, ni pour la santé publique en général.
20 ans de perdus. Et la structure qui est créée ensuite ne fera pas avancer les choses, au contraire ; elle cherchera surtout à temporiser. Les victimes sont en droit d’accuser ce Comité permanent de l’amiante qui se met en place en 1984.
Cet organisme a eu pour objectif d’arriver en France à un usage contrôlé de l’amiante et de la maîtrise des risques. Il affirmait notamment que l’amiante blanc ou chrysotile n’était pas plus dangereux que la laine de verre. Les faits démentiront dramatiquement cet avis.
Ce comité était pourtant composé de représentants du gouvernement, de l’INRS, de l’inspection du travail, de médecins du travail, des syndicats, et des industriels de l’amiante… Ces derniers impulsaient alors cette politique des matériaux « amiante » à usage industriel.
En 1994, il faudra la pression médiatique et la volonté d’un ministre de la santé (Elizabeth Hubert, médecin), pour que la loi du silence soit enfin brisée… Tout s’accélère. Les premières actions judiciaires de victimes sont engagées (en particulier dans un lycée technique de l’est de la France).
En 1996, 2 décrets paraissent, un pour le recensement obligatoire de l’amiante dans les bâtiments, un autre concernant la prévention pour les travailleurs ; et en 1997 c’est l’interdiction de ce matériau… Les chantiers de désamiantage d’écoles, de gymnases, d’usines, de navires, de chaufferies sont bien engagés… Mais ces opérations se poursuivent-elles actuellement avec autant de détermination ? Il faut dire que les programmes et leurs financements sont énormes. Ils restent cependant indispensables et prioritaires pour les matériaux dégradés.
Depuis de nombreuses années déjà, à DCN, les responsables hygiène et sécurité, des ingénieurs se sont mobilisés sur le sujet ; plusieurs chantiers de désamiantage ont été menés. Depuis longtemps des précautions sont prises, car on sait que c’est un travail délicat et dangereux. La plupart des bateaux de la marine nationale demeurent encore chargés. Même le Charles de Gaulle serait pourvu de matériaux à base d’amiante, et surtout de fibres céramiques réfractaires.
Ce qui ne veut pas dire que l’on court des risques en y mettant le pied, car seule la poussière est nocive.
En France, on a trop tardé ; la catastrophe sanitaire apparaît donc dans toute son ampleur, et les procès engagés par les victimes de l’amiante et les veuves se multiplient ... Il s’agit de faits terriblement graves humainement et socialement car ils ont trait à la santé, à la mort malheureusement de beaucoup de personnes qui ont été exposées professionnellement ou dans la vie courante.
L’obligation d’indemnisation ne peut être contestée. Or, actuellement, elle est de plus en plus minorée ; et l’inégalité de traitement (soulignée par l’ANDEVA) selon les tribunaux devant lesquels sont engagés les recours des victimes est particulièrement choquante.
Geneviève Henry, conseillère municipale à Brest
12:00 Publié dans Actualités, Associations, Environnement, Famille, Handicap, Marine, Médias, Politique, Santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Brest, ANDEVA, politique, bretagne, amiante, industrie, catastrophe sanitaire
20.05.2007
A Brest, quand on aime, on ne compte pas
A Brest, quand on aime, on ne compte pas (l’argent du contribuable). Ainsi en témoigne ce nouvel accord cadre présenté en bureau de communauté. Il s’agit d’un parcours de fresques murales sur la rive droite, œuvre qui, selon les termes de la délibération « devra permettre de conforter l’identité et l’attractivité du quartier, de renforcer la reconnaissance et la fierté des habitants » ; les habitants dont la participation devrait être sollicitée, ainsi que celle des écoles, des associations... Des « réunions publiques » devraient aussi, paraît-il, avoir lieu…
Le projet : «la coordination, la direction artistique, la conception-réalisation des peintures », est estimé à 600 000 euros. ! Des partenariats sont sollicités, mais une grande partie du prix de ces œuvres incombera évidemment encore à notre collectivité. Il faut donc espérer que la notion de démocratie de proximité sera vraiment respectée, et que le choix des artistes sera fait dans la plus grande transparence.
Mais peut-on réellement admettre de dépenser ainsi une telle somme ? Même si elle concerne « la rive droite, secteur inscrit dans la géographie du Contrat Urbain de Cohésion Sociale », il s’agit d’une véritable dépense de prestige pour jalonner le parcours du tram.
La décision a suscité des réticences et elle n’a pas fait l’unanimité au bureau de communauté.
Difficile en effet de faire passer toutes les dépenses dans le cadre du « développement durable » qui sert déjà à justifier le (cher) tramway (306 millions d’euros au compteur pour le moment) !
11:50 Publié dans Art de la rue, Art et Culture, Associations, Finances, Peinture/Sculpture/Gravure, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, Conseil municipal, BMO, bureau de communauté
31.03.2007
Nous voulons le meilleur pour nos tout petits.
« Ce sont les enfants d’aujourd’hui qui feront les hommes de demain », a-t-on dit lors du débat sur la petite enfance organisé par la Ligue de l’enseignement et la FSU. Répondre aux besoins en ce domaine est bien «une exigence démocratique et sociale », et « les conditions d’accueil doivent être une priorité nationale». Personne ne le contestera
Nous voulons le meilleur pour nos tout petits. C’est donc ensemble qu’il faut travailler pour préserver, pour améliorer encore l’accueil dans ces écoles maternelles que beaucoup de pays européens nous envient. Et nous pouvons oeuvrer à tous les niveaux : les parents qui doivent être écoutés, particulièrement quand ils montrent leur volonté de participer à la vie de l’école ; les communes, puisque les locaux sont gérés par elles et qu’elles ont l’obligation d’inscrire et d’accueillir au mieux les enfants …
Oui, c’est bien la commune qui doit avant tout défendre ses écoles. Il y a en ce moment dans le centre Finistère une forte mobilisation pour maintenir le meilleur service… Par des motions dans les conseils d’école, par des vœux dans les conseils municipaux …
Mais, l’accueil des 2 -3 ans fait débat. Il en a été question lors de cette réunion à laquelle participaient des représentants de parents d’élèves, des acteurs du monde enseignant, une psychologue, une psychanalyste, une inspectrice de l’Education nationale, l’adjoint à la petite enfance de notre ville… enfin, beaucoup de personnes très qualifiées pour parler des tous petits, de leur évolution, de leurs besoins…
Et, sur cette scolarisation précoce, les avis sont très divers ; la question n’a pas de réponse tranchée. Les petits ont particulièrement besoin de leurs parents, ou tout au moins d’une présence maternante ; et l’enseignant ne peut pas leur accorder l’attention nécessaire dans une classe de 30 élèves… Mais dans la plupart des cas, la scolarisation des enfants de 2-3 ans est épanouissante. Donc, il faut absolument maintenir la possibilité d’accueil par l’école à cet age, selon la volonté des parents et le degré d’autonomie de l’enfant.
Une maternelle coûte cher…? A Brest, nous avons les moyens de construire un tramway, nous devons être capables de maintenir nos écoles maternelles… . La volonté de faire des économies ne doit pas primer sur l’intérêt des enfants et de leurs parents. Et, ce n’est pas bon pour une ville qui vieillit et se dépeuple.
L’inspection académique se basant sur des estimations erronées (35 élèves) a donc décidé la suppression d’un des postes de la maternelle du Guelmeur. D’où la décision de la mairie de fermer cette maternelle.
On peut raisonnablement penser que l’inspection académique, constatant la sous estimation du nombre d’enfants (les inscrits étant plus de 50 ) reviendra sur la suppression de ce poste, et que du coup la ville de Brest maintiendra 2 classes. Car on constate une reprise de la natalité... Cette école qu’on fermerait aujourd’hui, il faudrait la rouvrir demain … Et que ferait-on de ces locaux qui ont été rénovés récemment?
Mais, c’est vrai, 2 classes, c’est peu ; et l’idéal est d’y créer une classe passerelle, transition entre la crèche et la maternelle avec des effectifs très limités … D’autant plus qu’à Brest, il y a un manque de places en crèches. A Saint-Marc, 40 enfants sont en attente pour la crèche « Graines de soleil » ; et il est difficile de trouver des assistantes maternelles. Les parents qui travaillent ont donc bien du mal à faire garder leurs enfants. Si l’école du Guelmeur est supprimée, c’est l’accueil des 2-3 ans qui en pâtira, car ces enfants risquent d’être refusés au Forestou dont les classes dépasseront alors les 30 élèves … Le nombre de demandes en crèche augmentera encore. Et la ville aura en quelque sorte participé à la suppression de l’accueil des 2-3 ans à l’école.
Conscients du problème, les parents se sont donc mobilisés pour défendre cette structure, allant ainsi dans le sens du contrat éducatif local dont le maître mot est la proximité. Les parents sont prêts à participer à des réflexions avec les opérateurs de terrain pour créer en ces lieux une dynamique pour la petite enfance, et participer à la mise en place d’actions innovantes … On veut croire qu’ils seront entendus.
Conseil municipal du 30 mars 2007
10:35 Publié dans Associations, Enseignement, Famille, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Brest, enfance, école, maternelle, enseignement








