29.06.2009

Une nouvelle route dans une zone protégée...

Conseil Communautaire de juin 2009. Depuis des années on attend une voie de contournement au nord de Brest… Voilà  ce projet abandonné  par le Conseil Général sous prétexte  qu’il donnerait  "priorité à la voiture »… 


 

 Mais, tout le monde sait bien que le nombre de voitures va augmenter, les difficultés de circulation aussi ; alors  deux solutions de remplacement (qui de toute manière ne résoudront pas le problème) sont envisagées par la BMO:

 

-Celle qui passe par  la rue du Tromeur et la route de Roc’h Glaz  n’est pas satisfaisante,  car la zone est très urbanisée…

 

-La deuxième que l’on privilégie ne l’est pas non plus. Le vallon du Restic serait « une friche », dit-on… C’est vrai qu’à une époque où on respectait moins la nature, on y  a déversé  sans état d’âme toutes sortes de d’attraits (inertes d’ailleurs)…

 

Mais le vallon du Stangalar n'était-il pas un dépotoir avant qu’on en fasse un conservatoire botanique de renommée internationale?  Le  Restic  doit lui aussi être remis en valeur au coeur des lotissements qui poussent autour comme des champignons…

 

Ceux  qui se sont  promenés le long des chemins du Restic, qui sont  descendus dans ce vallon, ceux-là savent qu’on n’y entend que le chant des oiseaux et de l’eau…  L’eau … Un élément crucial à prendre en compte. Nous sommes dans  une vallée humide aux  nombreuses sources  dont la plupart  vont vers Kerleguer, un réservoir alimentant donc Brest en eau. 

 

La loi protège ce genre de vallée. Et le Restic  est  bien classé zone sensible sur le PLU qui a été voté récemment …

 

Comment admettre que  notre collectivité qui se prétend en pointe dans le domaine de la protection de l’environnement envisage de tels  travaux de terrassement et de bétonnage pour construire une nouvelle route dans ce secteur ; alors même qu’actuellement,  pour la protection de la ressource en  eau et la prévention des inondations,  on recense les zones humides afin de les sauvegarder à tout prix, voire les restaurer quand elles ont été asséchées.

 

Faire passer une voie à grande circulation dans cette vallée, c’est ignorer le Grenelle de l’environnement  et c’est faire peu de cas de l’avis des citoyens (les 2000 personnes qui ont signé la pétition contre ce projet) …

 

En y renonçant, et en réétudiant la question,  nous prouverons qu’à Brest nous voulons vraiment le « développement durable » tel qu’il est compris dans les travaux du comité opérationnel « Trame bleue et verte » du Grenelle de l’environnement.

 

(Ceci est l'intervention que j'ai faite en conseil communautaire du 26 juin)

 

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