20.01.2009

Un pavé dans la mare

La crise étant là, devons nous nous libérer des conventions signées par la France, en particulier celle qui nous interdit d’ « océaniser » les navires en fin de vie (ici les bateaux militaires)?

C’est ce que semble penser le député finistérien, Gilbert Le Bris qui, prenant sans doute en compte la baisse du prix des métaux et donc de la rentabilité, jette un pavé dans la mare en suggérant tout simplement de les envoyer par le fond.

Mais le débarquement de produits dangereux, le recyclage des polluants (y compris l’amiante), sont de toute manière indispensables … Et, quand on parle de « développement durable », il est évidemment inenvisageable de couler les (plus de) 20 000 tonnes de métaux du Clémenceau. (Ce serait un comble, alors même que les particuliers s’astreignent au tri sélectif !).

Des personnes qualifiées, connaissant bien l'entreprise affirment que DCNS a la capacité de déconstruction du Clemenceau dès aujourd’hui, que des études de faisabilité ont déjà été menées, qu'elle a le savoir faire, les plans des bateaux militaires construits par elle, qu'une cale sèche est disponible, et qu'immédiatement après le Clémenceau, on pourra attaquer le Colbert… Des entreprises privées de notre bassin d’emploi sont elles aussi intéressées par ce qui pourrait être la première étape d’une filière nouvelle …

Donc, à nous tous, élus brestois, de la réclamer fortement ! Mais c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités en renonçant à envoyer le Clémenceau sur le douteux chantier d’Hartlepool qui n’offre apparemment pas les garanties nécessaires pour l’élimination et le recyclage des polluants.

Pour clore enfin son odyssée, le bon sens commande de le démanteler ici, dans le port où il a été construit.

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