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25.04.2008

Menaces sur les voies express bretonnes…

Nous n’oublions pas que nous devons à la duchesse Anne (disparue il y a presque cinq siècles) la dispense de l’octroi, et que c’est De Gaulle qui fut à l’initiative du « plan routier breton » et donc de ces voies express gratuites qu’on nous envie.

Mais, nous savons tous le prix élevé d’un billet d’avion Brest Paris… Et, qui peut encore croire que le TGV dépassera Rennes dans un proche avenir ? Non, le désenclavement de notre région excentrée grâce à un autre moyen que le transport routier n’est pas pour demain…

Alors, cette gratuité des voies express ne peut être considérée comme un privilège exorbitant et dépassé.

Il y a 4 ans, la possibilité de faire payer les « utilisateurs plutôt que les contribuables » avait déjà été soulevée au Sénat. Et, malgré le tollé général provoqué à l’époque, on remet ça ! ...

Cette fois, c’est le patron de Cofiroute qui propose à l’état de se désengager de l’entretien des voies express. La générosité du patron de Cofiroute (filiale du groupe Vinci) peut faire sourire lorsqu’il dit : « Nous pouvons faire des investissements pour son compte (de l’état) en étant payés… par l’assujettissement au péage des sections que nous prendrions en charge ».

Une question vient à l’esprit : n’y aurait-il pas un lien entre cette nouvelle menace sur la gratuité de nos voies express et la fermeture simultanée (pour travaux, semble-t-il) de plusieurs aires de repos? Ces fermetures sont exaspérantes pour tous les usagers et particulièrement pour les routiers contraints par la législation à s’arrêter régulièrement pour la sécurité de tous…

18.04.2008

Parler d'une même voix

« Nous ne comprenons pas que l’idée de rentabilité à tout prix passe avant les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité.

Nous, élus de la Communauté urbaine, demandons une véritable écoute du gouvernement pour que soient maintenus à l’hôpital Universitaire de Brest les services d’allogreffes et de neurochirurgie consacrés à l’enfance. »


Ce vœu, présenté en Conseil de Communauté urbaine, le vendredi 11 avril 2008 par le groupe des « Indépendants » dont je fais partie a été voté à l’unanimité par les élus, toutes sensibilités politiques confondues…

Nous nous réjouissons aujourd’hui que le dossier soit rouvert et, comme tous les brestois qui se sont mobilisés, nous attendons avec confiance la décision officielle qui tiendra compte des hommes et de la réalité régionale.

Si nous voulons être entendus au plus haut niveau de l'état, à nous, élus bretons, de continuer à parler d’une même voix !...

10.04.2008

Action courageuse.

Thierry Merour et Jean Paul Hellequin ont entamé une grève de la faim. Ils avaient conscience, en prenant cette décision (et ils le disaient,) que leur action serait considérée comme « politiquement incorrecte »…

Mais, fallait-il se contenter de la levée de boucliers des brestois du mois d’octobre dernier contre une décision technocratique dont nous voyons maintenant qu’elle était déjà prise ? Les citoyens, les politiques pourtant unis dans les manifestations, n’ont obtenu aucun résultat ; un service hautement spécialisé de la Cavale Blanche et consacré à l’enfance devrait disparaître…

Alors, ce sont des voix individuelles qui s’élèvent.

Thierry témoigne sa reconnaissance au service de l’hôpital qui a sauvé sa fille et sa solidarité avec les parents eux aussi confrontés à cette terrible épreuve de voir leur enfant malade du cancer… Outre son engagement pour cette cause, on connaît Jean Paul par son combat pour la défense de la mer et des marins, de l’emploi à la pointe de Bretagne… Deux personnes responsables et sensées qui veulent être entendues et doivent être soutenues !

Leur combat courageux amène une réflexion de fond. Nous devons retrouver des valeurs qui semblent oubliées dans nombre de décisions prises au plus haut niveau de l’état : faire passer les notions d’humanité, de respect de la vie, de solidarité avant celle de rentabilité à tout prix!...
Geneviève Henry

04.04.2008

La Bretagne en ligne de mire

-A Brest, l’hôpital de la Cavale Blanche dépouillé d’un service particulièrement symbolique car il concerne les enfants; et ceci, malgré une impressionnante levée de boucliers … C’est le domaine de la santé qui est touché.

-Le TGV breton semble renvoyé aux calendes grecques… Le désenclavement de l’ouest et l’ouverture à l’Europe passent pourtant essentiellement par le transport ferré.

-Des établissements dépendant du ministère de la défense et actuellement basés à Brest sont menacés de délocalisation (ex : le GESMA)…

-Deux écoles de formation de la marine marchande, celle de Saint Malo et celle de Nantes en passe d’être supprimées… Cette dernière mesure sonne comme « la fin de l’histoire et de la culture maritimes en Bretagne, la fin de notre sensibilité collective » ainsi que le dit le président de la région.

Aucun rapport entre ces décisions ? Si ! Elles sont évidemment dictées par des exigences d’économie au niveau de l’état, économies dont la pertinence serait du reste à démontrer…

Et il n'est pas possible d'accepter des mesures purement technocratiques qui ne tiennent aucun compte des hommes et de la réalité régionale.

03.04.2008

Lettre au Ministre de la santé

Cet après midi d’octobre 2007, devant la mairie, de nombreux brestois, des élus de toutes tendances, des représentants d’associations étaient là, unis pour dire leur refus que soient supprimées les activités d’allogreffes de moelle osseuse pour enfants leucémiques et de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital de la Cavale Blanche…

Lors de la manifestation, terriblement émouvants furent les témoignages des parents, certains accompagnés de leur enfant, qui vinrent raconter leur épreuve ; et aussi parler du dévouement et de la compétence dont fait preuve le personnel de ce service de l’hôpital de Brest…

Ces appels n’ont pas été entendus. La décision a été prise le 1er avril 2008 par Monsieur Antoine Perrin, directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de délocaliser les services des allogreffes et la neurochirurgie pédiatrique de Brest vers le centre de Rennes.

Cette décision est un mauvais coup pour ces parents déjà confrontés au drame de la maladie de leur enfant et qui devraient l’accompagner à Rennes ou Nantes; sachant que les traitements très lourds durent parfois plusieurs mois et que l’enfant a besoin de leur présence.

La suppression d'un tel service de proximité pour les enfants malades du cancer est humainement incompréhensible.

Nous demandons à Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé de ne pas entériner cette mesure non respectueuse des malades, des familles, et dénuée de toute logique économique

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