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17.12.2007

Appel au Ministre de la défense

A Lorient, dernièrement, a été annoncée la création de "Bretagne Pôle Naval" . Nous devons nous féliciter de la création de cette structure de soutien à l'un des principaux secteurs d'activité en Bretagne, et singulièrement à Brest où il pèse près de 6500 emplois; et nous voulons espérer que notre ville pourra en tirer aussi des fruits.

Hélas, cette même semaine, les salariés du GESMA à Brest ont appris avec inquiétude la menace de délocalisation vers Toulon du "Groupe d'Etudes Sous Marines de l'Atlantique" et de son activité "guerre des mines", inquiétude confirmée par la presse locale.

On imagine les conséquences pour les familles des salariés et les impacts sur l'économie locale du départ de ce pôle d'excellence, membre de Brest Offshore où travaillent ingénieurs et de techniciens de haut niveau. ... D'où cette lettre remise au ministre:


Monsieur le Ministre,

La nouvelle nous surprend et nous inquiète; comme elle inquiète les salariés du GESMA qui devraient, si l’on en croit la note de la DGA du mois d’août 2007, quitter Brest pour Toulon en 2010 ou 2011 au plus tard. Si elle se confirmait, cette délocalisation viendrait après d’autres mauvais coups contre l’emploi dans notre cité…

A ce propos, quelques constatations :

-Plus de constructions neuves dans le port de Brest…
-Les espoirs que nous fondions sur le retour du Clémenceau (qui fut un fleuron de notre marine) et son démantèlement dans le port où il a été construit semblent se démentir. Le site de Brest ne paraît pas privilégié pour la localisation d’une éventuelle filière européenne de déconstruction de vieux navires… Et ceci, malgré un vœu unanime de tous les élus.
-La baisse de charge de DCNS induit la disparition de compétences dans la navale militaire, et de nombreux emplois dans la sous-traitance…

La vie économique de notre ville a toujours été étroitement liée à la marine et à la défense, et l’ « Arsenal » de Brest le grand pourvoyeur d’emplois de la région …

Mais c’est aussi cette spécificité qui a fait de Brest une ville martyre lors de la dernière guerre.
Nous comprenons qu’une réorganisation soit indispensable dans le domaine de la défense comme dans d’autres.

Mais le port de Brest dédié de tous temps à la marine de guerre et qui abrite maintenant les sous marins nucléaires ne mérite pas d’être encore pénalisé par une réorganisation qui devrait au contraire le favoriser.

Le GESMA avec sa spécialité « guerre des mines » doit rester à Brest. Nous vous demandons de renoncer à cette décision que les brestois ne comprendraient pas.

11.12.2007

Droit d'inventaire à Brest

En cette fin des réunions publiques sur l’action de la municipalité sortante, chacun de nous a le « droit d’inventaire »; et il y a loin entre les promesses de 2001 et leur mise en pratique.

Qu’en est-il de l’emploi ? L’attente d’emplois nouveaux, problème pourtant qualifié en 2001 de « combat majeur » n’est pas satisfaite, loin de là. En effet, les services à la personne se développent, en particulier à cause du vieillissement de la population, mais l’emploi industriel décline à Brest… Dans notre Métropole (Océane), la navale perd des compétencesLa plupart des jeunes diplômés s’exilent car ils ne trouvent pas ici le travail correspondant à leur formation.
Dans la « stratégie de territoire » de Brest, la dimension festive ne passerait-elle pas avant l’emploi ? Le Clemenceau sera dégagé avant Brest 2008 comme l’avait exigé le Maire; et avec cette coque, c’est la perte assurée de l’éventuelle filière européenne de démantèlement de vieux navires…

C’est un raté dans « la stratégie de territoire » que doit impulser la ville avec les acteurs économiques … Une « stratégie de territoire » qui n’a pas anticipé non plus dans un domaine pourtant essentiel au développement : celui de la fourniture d’énergie…

Et la fiscalité, est-elle vraiment maîtrisée ?… Si les impôts de la ville restent maintenant à peu près stables, les brestois subissent la forte augmentation de ceux de BMO, de la taxe sur les ordures ménagères, de l’eau…

Cette fiscalité ajoutée au prix de l’immobilier, on comprend que la population diminue; les jeunes couples fuient vers la périphérie. Mais le nombre de logements sociaux devra encore s’accroître, car Il y a de plus en plus de personnes en difficultés à Brest…De plus en plus de personnes âgées aussi ; et il est urgent d’envisager pour elles de nouvelles structures.

Des transports respectant l’environnement ? Oui, bien sûr. Mais que l’on ne nous dise plus à nous Brestois ou habitants des autres communes de BMO (qui rembourserons demain les emprunts), aux entreprises que l’on veut attirer (et qui devront payer le versement transport), que le remède absolu contre le déclin arrive ; le tram ne résoudra pas les problèmes, mais il obèrera les investissements productifs de la collectivité pour des décennies.

Le développement durable, n’est-ce pas avant tout le respect des individus, l’adaptation aux moyens dont nous disposons, le réalisme, tout simplement ?

Geneviève Henry, Conseillère municipale et communautaire UDF
Yannick Marzin, Conseiller municipal et communautaire indépendant
Fortuné Pellicano, Conseiller municipal et communautaire « Brest Majorité Présidentielle »

01.12.2007

Dégagé pour Brest 2008.

Ainsi que l’avait publiquement souhaité le Président de Brest Métropole Océane, le Clémenceau aura quitté la rade avant « Brest 2008 », cette fête de la mer et des marins qui a lieu tous les quatre ans…

Il semble bien que les jeux soient faits.

Il sera vraisemblablement envoyé en Belgique où il sera démantelé dans le port de Gand.

Nous étions pourtant nombreux à espérer que ce bateau, après avoir été un fleuron de notre marine construit à Brest, serait le premier à inaugurer dans notre port une nouvelle filière industrielle qui amènerait des emplois.


Dans cette affaire, le manque de volonté des responsables locaux est criant… Et ce départ combien symbolique !

Comme si on renonçait ici au travail industriel pour privilégier absolument la dimension festive de Brest !


Seule consolation pour les gens qui ont réclamé que ce chantier soit créé à Brest et qui sont déçus par le départ du Clémenceau : "Ce navire sera dépollué et déconstruit dans un chantier européen respectueux de l’Homme et de l’environnement… Dans un chantier de proximité (donc contrôlable inopinément) où s’appliquent déjà les règles sociales et environnementales prônées par Bruxelles." (J.P. Hellequin, de l’association Mor Glaz)

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