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30.06.2007
Le Plateau des Capucins.
Pas un bruit, juste une sirène dans le lointain, et les bruits de la ville qui parviennent assourdis par le brouillard. Sur la Penfeld, en bas, pas un mouvement, plus un bateau en réparation. Ce lieu qui fut consacré à la construction navale, ces ateliers où ont travaillé des générations de brestois, tout est désert... L’école des apprentis qui formait les ouvriers de l’Arsenal est abandonnée elle aussi. Les ateliers ont été vidés de leurs machines ; seul et unique, le vieux pilon des forges de 6 tonnes, venu du Creusot il y a bien longtemps restera là, souvenir et témoin d’une époque industrielle révolue.
L’Arsenal a compté dans le passé jusqu’à 8000, 9000 ouvriers, avec tous les corps de métiers liés à la navale…On ne pourra plus écrire, comme dans le Larousse de 1900 : « L’animation vient surtout du port militaire, avec ses bassins, ses parcs, ses usines, ses ateliers de toute espèce »… Tout a changé. Comme chacun le sait, une fois de plus, une révolution technologique s’est imposée à la Marine qui va donc libérer cet endroit dont elle n’a plus l’usage.
Et le plus vite sera le mieux ; il faut que la vie renaisse. D’ailleurs, la transformation prochaine de ce plateau en quartier de ville se prépare. Et l’architecte Fortier va créer là un cœur attractif pour Brest. Les hauts murs seront abattus. Les brestois pourront s’y promener, et les habitants des 500 logements prévus bénéficieront de conditions exceptionnelles ; de même que les touristes et les participants aux séminaires qui seront accueillis ici… Il y aura des bureaux, un hôtel ; avec vue imprenable sur la rade, sur le château, sur les ateliers transformés par un designer.
Ceux-ci seront alors devenus un espace « Image et Son », abritant la Cinémathèque de Bretagne… L’école supérieure des arts y trouvera naturellement sa place…Le Fourneau aussi. Et il serait inimaginable que notre ville, « pôle de la mer » n’en fasse pas un haut lieu des « sciences et technologies de la mer »…
Le devenir des Capucins?…
Un lieu résidentiel de grande qualité architecturale et environnementale? Oui, bien sûr !
Un lieu de mémoire du passé industriel des Arsenaux, de la marine à voile jusqu’à nos jours ? On l’espère.
Souvenir, et aussi continuité ? Ce serait faire injure aux acteurs de ce passé et à la majorité des brestois de ne pas tenir compte de cette exigence…
Comme le fond du Salou, qui peut toujours accueillir des entreprises liées à la navale, cet endroit doit redevenir un lieu d’activités créatrices d’emplois. C’est cela, le développement durable…
Geneviève Henry, Conseillère municipale UDF
13:20 Publié dans Actualités , Aménagement du territoire , Art et Culture , Design/Graff , Economie , Emploi , Environnement , Immobilier , Marine , Patrimoine , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Brest, politique, environnement, Bretagne, industrie, mer, architecte Fortier
Commentaires
Méfions-nous de tout vouloir conserver, le plan s'en trouve déjà bouleversé. Nos anciens avaient plus de courage que nous. La ville renaissait sur la ville.
Voici ma vision du plateau des Capucins :
Lorsqu'on a la chance de réfléchir sur un territoire de 12 hectares en centre ville, à Brest,
il s'agit de consacrer toute son énergie sur l'ensemble de la ville.
Voici ce que je souhaiterais pouvoir dire à l'Architecte :
"Dessine-moi un pont et tu bâtiras une ville".
Un pont est le chemin par où viendra la vie
La ville est coupée en deux ? relie-là pour que chacun se retrouve.
Nous avons l'occasion de faire un nouveau "Budapest" ainsi qu'un nouveau "Brest-litovsk".
Brest mérite bien cette réunion, la réunion des "T'its zefs*" et des "Yannicks"*.
Jusqu'aux jours de 1945, elle n'était pas si divisée que ça, puisque les 2 rives descendaient naturellement jusqu'à la Penfeld qui accueillait majestueusement la Marine d'Etat et
la Marine de Commerce.
Joli désordre mais toujours dans l'ordre, comme de braves "pioupious*".
Depuis, nous avons voulu tout rebâtir 6 mètres au dessus de la ville.
Forcément, la Penfeld coule maintenant "jusqu'en bas", comme nous disons.
Un pont, vois-tu, Architecte, était au Moyen Age, l'œuvre du Pontife,
car c'est l'art de relier les hommes.
Nous admirons toujours ces ponts qui supportent le poids des ans, des charges bien supérieures
et des crues bien plus torrentielles qu'en leur époque.
Architecte, nous te susurrons une parole de Napoléon au soir d'Austerlitz :
"Pour fêter cette victoire, nous bâtirons un pont à Paris" !
Nous avons envie de te laisser "toute liberté" pour que tu puisses magnifier ton talent.
Nous irions même à taire nos querelles, nos souvenirs et nos tracasseries administratives.
Toi, tes idées, ta planche à dessin viendront arpenter notre histoire mais surtout
notre vie actuelle et future.
Nous, nous avons reconstruit notre ville comme nous avons pu, pas comme nous l'aurions voulu.
Maintenant c'est ton tour.
Ce pont, dessine-le tournant, levant, à bascule, habité,….comme tu le sens.
Fais-le large pour que tous prennent plaisir à le prendre et le reprendre.
Tu verras qu'arrivé sur l'autre rive, le projet des 12 hectares sera imprimé dans ta mémoire.
Ne regarde pas à la dépense. Fais-nous rêver car c'est pour nos enfants et petits enfants
que nous travaillons.
Nous te proposons un pont et nous t'offrirons 12 hectares vierges en retour.
Ne regarde pas ce qui existe, mets-nous en appétit du futur.
S'il le faut, nous t'aiderons.
Sache que ton pont, je sens que nous l'aimons déjà.
Nous savons tous que nul n'est prophète dans son pays, alors, tu es le bienvenu.
* Ty zef et Yannick sont les surnoms donnés aux habitants de chaque rive.
* pioupious est le surnom des apprentis de l'Arsenal.
Ouest-France du 4 octobre 05.
Ecrit par : Auffret | 30.06.2007
Un pont ou une passerelle piétonne et cycliste apparaît comme l'élément fondamental oublié par la majorité Cuillandre pour donner du sens urbain à l'aménagement du plateau ddes Capucins. Devrons nous attendre de constater l'effet entonnoir du pont de Recouvrance avant que l'évidence d'un pont viennent à l'esprit des actuels élus ?
Proposer de dynamiser un quartier d'animation culturel et commercial supplémentaire sans évoquer une liaison naturelle entre rive gauche et rive droite rentre dans le cadre du manque de vision sur les réalités des déplacements des brestois. Cela reléve de la naïveté de croire que l'on pourra forcer la population à utiliser uniquement le futur "tramway Cuillandre" pour se rendre d'une rive à l'autre sans prendre en considération les piétons et les cyclistes. Un pont (ou une passerelle) permettrait en outre d'apporter une liaison douce et directe entre les futurs pôles commerciaux des nouvelles halles Saint-Louis et du plateau des Capucins.
Ecrit par : Chris Perrot | 04.07.2007
Information complémentaire:
En vue de la réalisation d'une ligne de tramway, lancement d'une consultation ayant pour objet la maîtrise d'oeuvre du pont de Recouvrance; ceci afin d'adapter l'ouvrage, notamment en équipements de levage.
Cette opération doit aussi contribuer à
-la rénovation de l'ouvrage
-repenser les circulations, notamment douces, de part et d'autre et entre les deux rives
Ecrit par : geneviève Henry | 04.07.2007
C'est bien tout ça.
Cela m'émeut ...
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Par rapport à ces prétentions pharaoniques--vu les extrêmes urgences de l'heure--,
je rappelle un point du propos de Celui qui quitte BMO pour Strasbourg,je n'ai plus son Nom en tête,et qui déclare(c'est visible sur le site "impôts gouv..")
que Brest souffre de :
" Insuffisance de Fiscalité"...
C'est du moins ce que j'ai cru lire ?
Si c'est bien le cas ,qu'est-ce à dire :
Ou les Impôts dits locaux sont insuffisants (?)
Ou plus dramatiquement : Brest est une Ville Pauvre de Pauvres.
J
Malgrè mes défaillances possibles d'interprétation de lecture,
je crains hélas que ce soit le dernier point qui prévale.
En tout cas,c'est mesurable donc sur le site que je mentionne.
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Et cela est vrai essentiellement depuis les morts programmées à Brest de
-La Marine de Surface
-Et celle de la Construction lorientaise,et pis-civile-à St Nazaire de l'essentiel de nos bâtiments.
-D'ou la quasi disparition des arpétes et de leurs aînés de l'Arsenal.
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Libéralisme Ultra ,mondialisation (Nouvel Ordre mondial d'hier ),et paupérisation.
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S'en sortir ?
Tous ou presque,le souhaitons.
Ce n'est possible que si Nous nous mettons à discuter Ensemble avec Toutes les bonnes volontés.
Et,pour l'instant, à part le mouvement MODEM,je ne vois toujours pas de début d'annonce d'un frémissement quelconque de changement d'attitude =
Toujours les chiens de faïence de ma grand mère !
Il Faut se concerter ,vite.
Mars 2008 c'est demain.
De Geneviève Henry:
"Notre ville s'appauvrit": pour preuve, la baisse du nombre de foyers ficaux payant normalement la taxe d'habitation:
46% en 2004
36% en 2005
26% en 2006
L'état compense en partie ce manque à gagner. Mais cela ne consolera pas vraiment les 26% des contribuables qui paient l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation ville, la part BMO en hausse sensible, la TOM...Sans oublier le versement transport... C'est-à-dire la classe moyenne qui choisit de quitter la ville malgré (ou à cause) des nouveaux (et grands) équipements ...
En effet le nombre des brestois est en baisse: selon les chiffres de l'Insee: 4400 de moins en 5 ans.
La population croît dans les villes où existe un bassin d'emplois dynamique. C'est vrai à Rennes, Vannes, Saint-Brieuc... Pas à Brest...
Pour la suite voir note: "notre ville s'appauvrit" du 29 01 2007. G.H.
Ecrit par : Jean louis BARS | 04.07.2007







