ghenry
C’est sous l’étiquette UDF que j’ai accompli un premier mandat à Brest. Conseillère municipale et communautaire dans le groupe des « Indépendants », je suis toujours fidèle aux valeurs centristes, humanistes, sociales et européennes qui sont les miennes depuis vingt ans.
Je suis bretonne, attachée à notre patrimoine architectural et culturel, dont la langue, qui en est un élément essentiel. Mais le breton est menacé, malgré les efforts des associations qui travaillent pour sa sauvegarde. La diversité dans ce domaine comme dans bien d’autres est une richesse. Il est donc plus que temps que soit signée la charte européenne des langues minoritaires qui donnera les moyens de sauver le breton.
Le sectarisme sépare les hommes et autorise les abus, mais des personnes de bonne volonté et de toutes sensibilités politiques oeuvrent avec désintéressement pour faire valoir des valeurs essentielles. Dans cet état d'esprit, j’ai tenu à m’associer au collectif qui, pour défendre la paix, refuse l’oubli de la guerre et effectue un travail de mémoire autour de l’abri Sadi Carnot, ce lieu symbolique du passé tragique de Brest… Je pense que la création d’une Maison de la Paix s’impose dans notre ville martyre pour que de telles horreurs ne se reproduisent pas.
Tout breton est attaché à la mer. Les parages de la Bretagne sont dangereux. Des bateaux battant pavillons de complaisance, (parfois véritables poubelles flottantes) avec à leur bord des équipages sous payés longent nos côtes. Celles-ci ont été maintes fois souillées, endeuillées par des catastrophes maritimes, et des pollutions. C’est pour cela que j’ai adhéré à l’association Mor Glaz qui défend la mer et les marins, mais aussi l’emploi…
Car il ne faut pas que la pointe de Bretagne devienne un désert économique que la jeunesse devra quitter pour trouver du travail. Les compétences dans le domaine de la construction navale existent, mais le contexte actuel est mauvais. Pourquoi ne pas profiter d’une opportunité (le retour du Clémenceau) pour exiger que Brest devienne un pôle de déconstruction de vieux navires, en respectant toutes les règles environnementales? Pourquoi Brest ne serait-elle pas la capitale de la recherche dans le domaine des énergies marines ? Si la notion de développement durable est une priorité, des projets trop coûteux semblent aller à l'encontre des intérêts des brestois. C'est pourquoi j'aurais souhaité que soient retenus des modes de transports modernes, innovants et mieux adaptés (financièrement et techniquement) au contexte brestois, plutôt que le tramway.
Ce que les gens attendent avant tout de leurs élus, c’est d’être « sur le terrain ». Ainsi, lors d’un épisode violent dans le quartier où j’habite, j’ai initié une pétition; nous avons pris notre destin en main. Pour tous les citoyens, Liberté rime avec Sécurité. Un comité s'est donc formé qui a pesé pour que des mesures soient prises contre cette violence dont nous avons refusé collectivement qu’elle fasse partie de notre quotidien : un exemple de solidarité! Et la solidarité ne doit pas avoir de couleur politique.
C'est dans cet état d'esprit que j'envisage mon deuxième mandat de conseillère municipale brestoise, et particulièrement au CCAS, indépendamment de tous les clivages politiques réducteurs et contre productifs. Je vais ainsi dans le sens de mes convictions centristes.







